XXVI INTRODUCTION
entreprises des peintres restaurateurs. En 1760, Colins mourait, et il était remplacé par un nommé Guillemard.
Parmi les autres restaurateurs, employés ensuite par la Direction des Bâtiments, il faut citer un ébéniste du nom de Hacquin, Hoogstoel, Martin, qui fut très occupé vers 1785, et enfin, un maladroit, du nom deGrandpré, qui, s'il faut en croire les mentions de l'inventaire Du Rameau, maltraita quelques tableaux, d'ailleurs peu importants, qu'on avait eu l'imprudence de lui confier.
C'est d'après les mémoires de ces praticiens que nous avons pu signaler les tableaux qui, dans la seconde moitié du XVIII'' siècle, eurent à subir des restaurations et la nature même de ces restaurations. Ce sont là des documents inestimables pour l'histoire des tableaux de la collection de la Couronne, car ils nous renseignent de la façon la plus précise sur leurs états successifs.
Loin donc de desservir nos collections nationales et de diminuer la valeur et le mérite des tableaux qui les composent, la publication qui en est faite aura pour effet d'en déterminer d'une façon précise Tétat et la condition actuels. Signaler ainsi la nature et l'étendue des restaurations que ces peintures ont subies, c'est détruire par avance les insinuations, les critiques malintentionnées, et donner au public toutes les informations nécessaires pour pouvoir les admirer sans réserve ni arrière-pensée.
Fernand ENGERAND.