PAYS CHARTRAIN, ILE-DE-FRANCE
En 1319, Guillaume de Billy est official du diocèse de Chartres (123). Il n'est pas douteux qu'il était de l'estoc des seigneurs de Billy-sur-Ourcq. branche de Mauregard- Ivors (108), d'abord à cause du peu de distance de Mauregard ; ensuite, parce qu’il portait le prénom illustré, cent ans avant, par le croisé Guillaume de Billy (42); enfin parce que, trois
1 Abbeville, Fayel, Milly, Crèvecœur, Moy, Tyrel, Hangest, Picquigny, Belleval, Pierrepont, Gouy, Péronne, Bournonville, Estrées, etc.
oo XXX INVENTAIRE DES TITRES
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ans après, nous voyons Jean de Billy, ccrtainement, lui, du dit estoc, s'établir dans le diocèse de Chartres et y acquérir le fief du Clos-de-l’'Évêéque (126). Par mariages ou par acquêts, les Billy, seigneurs de Mauregard ou d'Ivors, étendent leurs possessions dans le comté de Dreux; on les trouve en 1438 à Saint-Lubin-de-la-Haye (353), et avant 1450 à Nuisement, paroisse de Vernouillet ‘.
À Saint-Lubin-de-la-Haye (canton d’Anct, arr. de Dreux), ils ont donné leur nomaun petit fief, Billy, possédé en 1438 par Jean de Billy (357), écuyer, époux de Marie de Bellevoyc (364). En 1535, Alain de Billy est curé d'Oulins (402), près Anct, Sorel et Saint- Lubin.
«< BizLy, — dit l'Annuaire d'Eure-et-Loir Pour 1803, — aujourd’hui hameau et moulin à farine sur la Vesgre, paraît avoir été un ancien fief assis sur la limite des deux communcs de Saint-Lubin-de-la-Haye et de Berchères-sur-Vesgre. Ce ficf a dû appartenir à la famille qui en porte le nom, et qui vint se fixer à Dreux.» En 1863, Billy comptait «une maison,un ménage, Oo habitants? »; modeste fief de cadet, trop exigu pour sustenter
1 Voir ci-dessus, page XIII.
? Annuaire d'Eure-et-Loir, 1863, p. 278, 314-321.
DE LA MAISON DE BILLY XXXI tout son monde, en des temps où se pratiquait le précepte chrétien, multiplicamini. I faut s’ingénier pour vivre; des rejetons appauvris, les uns demeurent à Billy, les autres se répandent aux alentours, qui à Dreux, qui à Sorel.
A Dreux, on se soutient par l'exercice de fonctions qui adoucissent l’amertume de la déchéance en permettant de se qualifier « Noble homme», ce qui est encore quelque chose; on s’embourgeoise, mais sans trop se mésallier ‘. A la longue, le patrimoinen’étant plus guère qu’un souvenir, la nécessité faisant loi, les préjugés de race s’'émoussent, et l'on s’en vacommercer à Paris (691), où l'on fait souche de marchands bourgeois de la bonne ville (925, 930, 038), dont les filles, bien dotées, épousent des gentilshommes (926).
À Sorel, où il n'y a d’autres ressources que l'exercice d'offices de judicature seigneuriaie ou du tabcilionage, la déchéance est plus profonde : on est praticien de village (935), greffier de la châtellenie (820, 889, 80.), procureur fiscal (882), sergent royal (882), chirurgien de campagne (849, 929), marchand (847, 055, 987), laboureur (969), c’est-à-dire cultiva-
1 Znv., 687, 601, 695, 696, 704, 724, 755, 821, 832, 840.