‹ Inventaire des titres de la maison de Billy [microforme]Chapitre 24 sur 94 · XXXII INVENTAIRE DES TITRES · texte numérisé non relu

XXXII INVENTAIRE DES TITRES

teur’, garde particulier (956). Les filles se jarient comme clles peuvent (803, S96, 070, 972), et le niveau social des alliances tend de plus en plus à fléchir; bientôt le préfixe d'apparence nobiliaire s'éclipse (051, 989) ou se jointoie au nom ?. Le 12 avril 1701, à Dreux, Nicolas de Billy, en présence de Messire Nicolas de Rotrou, conseiller du Roi, licutenant-général de Dreux, son cousin, épouse la fille d'un maitre fondeur et fait souche de maîtres potiers d'étain (950, 051).

La déchéance nobiliaire est complète, mais la tradition de noblesse subsiste, et la gloire est au bout : à Aucrstaëdt, le fils et petit-fils des « maistres étémiers », général d’une brigade héroïque, tombe en preux, restaurant son vieux nom° dans une impérissable gloire (HO TI,

À Strasbourg, le 18 mars 1800, lorsqu'il

1 Cf. mon Essai d'introd. à hist. généalorique, p. 107-193, sur les vicissitudes des familles nobles, et mon ist. généalogique des Courtin, p. 36-08.

? Comparez dans l'Inventaire les N95 927 et 928, 024 et o31, 954 et 935, 983 et 9071, etc.

8 Le Général de Billy renonça à la particule en acceptant de servir dans les armées républicaines : il signa d'abord Zi//» jusque vers 1794, puis Debilly, pour éviter d'être confondu avec un officier dont le nom ne différait du sien que par une seule lettre, ce qui orcasionnait de fréquentes erreurs dans la transmission des ordres ; mais il n’en conserva pas moins dans les actes publics l'ancienne orthographe de son nom,

dut épouser Mademoiselle Saum, il lui dit tenir de sa vénérée mère que sa famille avait compté jadis dans les rangs de la Noblesse, puis avait subi de dures vicissitudes. Ce fut cette tradition qui porta son digne fils, Monsieur Édouard de Billy, mort en 1874 Inspecteur général des mines et Commandeur de la Légion d'honneur, à rechercher ce qu'elle pouvait avoir de fondé, -— non certes pour en tirer vanité, mais dans un généreux sentiment de piété familiale. Dans ses Notes intimes, j'ai pu lire, — sans surprise mais non sans émotion, — ces lignes qui décèlent une grande et chrétienne élévation d'esprit et de caractère :

« Mon père, au moment de contracter son second mariage, a fait savoir à M' Hervé, quilui servait d'intermédiaire auprès de la famille Saum, qu'il appartenait à une ancienne noblesse du pays, fort déchue alors, mais qui n'en était pas moins authentique.

Ma mère m'a transmis ce renseignement, m'engageant à faire des recherches.

« … Quand mes descendans liront ces notes, ils y trouveront un exemple de ce que peut devenir une famille quand elle commence à déchoir. Ce sont, tantôt le caractère, tantôt l'éducation, tantôt aussi les circons-

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tances qui agissent ; la déchéance ne s'arrête ordinairement que quand elle est complète, et il ne fautrien moins que l'esprit d'ordre et de suite de plusicurs générations, Dieu aidant, pour relever une famille de la situation dans laquelle elle est tombée... Si, ce qu’à Dieu ne plaise, mes descendants voulaient tirer vanité d'appartenir à une famille d'assez ancienne noblesse, ils deviendront plus humbles en apprenant que, parmi leurs ayeux, deux générations ont vécu du travail de leurs mains. »

Quelques auteurs ont attribué ces armoiries aux « Billy du pays chartrain » : d'argent à 2 bandes de gueules accompagnées de S coquilles de sable (463, Soz) ; mais comme leur texte vise les Billy, barons de Courvil'e et seigneurs de Prunay-le-Gillon. lesquels, de même que les seigneurs de Billy en Saint- Lubin-de-la-Haye, étaient un ramage des seigneurs de Billy-sur-Ourcq, cette attribution est purement erronée, et réfutée par maintes preuves irrécusables, notammentles Sceaux de Colart, Jean, Claude et Louis de Billy (159, 384, 560, 566, 572, 604).

Les armes de cette famille sont : Vairé d'or et d'azur à 2 fasces de gueules ; couronne comtale ; cimier, une tête de more ; supports, 2 lions.

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