‹ Inventaire des titres recueillisChapitre 5 sur 44 · JO- ET POMP- PATRI OPTIMO POSVER · texte numérisé non relu

JO- ET POMP- PATRI OPTIMO POSVER

ANNO A CHRO NATO M- D- LVlh

AVANTPROPOS.

L'épigraphe que Bellièvre a mise en te te de son recueil d'inscriptions antiques, n'est vraie qu'à demi pour ce grand homme : le marbre qui recouvrait ses cendres a disparu, mais son nom vivra aussi longtemps que la vertu et le savoir seront honorés.

Un autre Lyonnais, Pierre Bullioud, jésuite, dans le silence de la retraite sut allier aussi aux exigences de sa profession l'amour de l'étude et de son pays. Né en 1588, d'une famille distinguée parle rang qu'elle tenait à Lyon(l), mort en! 661, il consuma sa vie entière à fouiller dans les archives des églises et des monastères pour y recueillir les chartes et les titres qu'il voulait faire servir à l'histoire de la province. Son ouvrage, en neuf volumes grand in-4*^, est du nombre de ceux qui furent ad-

(1) La maison des Bullioud était dans la rue du Bœuf : c'est là que Pierre Bullioud, père de notre auteur, donna, en 1589, ce festin fameux qui fut appelé le banquet d'Agathon, ou des sept Sages. Les convives étaient Genebrard, archevêque d'Aix; le cardinal Gajetan ; Panigarole , peu après évêque d'Asti ; le cardinal Bellarmin ; Matthieu de Vauzelles; le P. Castor, jésuite , et Jean Hay , jésuite écossais.

Pierre Bullioud , dont nous venons de parler , était procureur du roi et échevin en 1597; il mourut cette année-là, dans l'exercice de ces fonctions.

Les armes des Bullioud étaient tranché d'argent et d'azur à trois tourteaux et trois hezans de Vun en Vautre, mis en orle»

AVANT-PROPOS. xîj

jugés à la bibliothèque de la Faculté de Montpellier qui n'en a jamais reçu que huit volumes; le huitième manque malheureusement, et a été vraisemblablement oublié à Auxerre par M. le docteur Prunelle. Il serait facile, peut-être, d'en retrouver la trace; car on doit savoir quelles sont les bibliothèques entre lesquelles furent partagés les manuscrits qui avaient été réunis en dépôt dans cette ville après le séquestre mis au nom de la Nation. Une circulaire appelant l'attention des conservateurs des bibliothèques publiques sur ce volume dont on leur enverrait en même temps le signalement, suffirait pour aider à le découvrir, s'il existe encore.

Le Lugdnnam sacroprophanam, coté H 256, in-4®, est une copie à l'usage de l'auteur, parfois incorrecte cependant, raturée, corrigée, surchargée et annotée de sa main. Cette copie est d'autant plus précieuse , qu'elle peut être considérée conmie portant l'empreinte de la dernière pensée du P. BuUioud, ce qui reste de lui ailleurs n'étant composé que de fragments encore en projet et d'une partie seulement des pièces cpi'il avait recueillies pour son histoire.

Voici le titre et la dédicace du livre :

LUGDUNUM SACROPROPHANUM

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