Suite du Triomphe
Le sujet se continue sur une seconde pièce, dont voici la légende :
ILLECEBRAS. VIRTVS SORTI; M. PATIENTIA CALCAT.
La Vertu y est victorieuse ainsi que la Patience. La Patience, les cheveux épars, s'appuie sur la croix. Elle foule à ses pieds la Fortune aveugle, qui joint aux
emblèmes connus de la roue el de l'aviron, celui d'un livre fermé. Devant elle, un homme et une femme s'entretiennent et ta regardent: celle-ci se désigne comme la Tempérance, à la verge et au frein qu'elle tient à la main.
Plus loin, la Vertu, forte de. la cuirasse qui couvre sa poitrine, et du bouclier qui protège son bras, poursuit, le glaive levé, quatre petits Amours ailés qui s'enfuient à toutes jambes. L'un, Cupidon, perd en tombant son carquois et ses flèches; l'autre, son livre, son écritoire et sa plume; le troisième, le sceptre et la couronne des rois; le dernier, son hochet et le médaillon où se voit la tête d'un César couronné.
Au ciel, trois anges posent sur la tète de la Vertu, comme récompense de sa victoire, un serpent arrondi en couronne, tandis que l'un montre l'ancre, en témoignage de son espérance, et l'autre la croix, comme gage de sa foi. Un vieillard, le front ceint de lauriers, met son pied à la roue du char pour y monter et siéger près de la Vertu, dont il a enregistré, sur ses tablettes, les belles actions.
On lit sur la lisière les initiales 13 B F. V. H., qui sont celles de François Vanden Hecke.