PEINTURE EN ÉMAIL
Les émaux peints sont tout aussi rares que les émaux d'orfèvres dans nos trésors d'église ou chez nos collectionneurs, et pas une des pièces exposées n'appartient à la belle époque du commencement du xv!"^ siècle,
Le petit coffret prêté par M. l'abbé Bernard, décoré de cinq plaques en grisaille, d'un dessin peu serré, d'un modelé à puissant relief obtenu par empâtement et non par enlevage, rappelle la manière des frères Liniosin.
Dans le triptyque de la collection G. Martin, trois grands émaux, figurant des Scènes de la
vie de saint Jean, sont surmontés de plaques plus petites, qui représentent une Déposition avec saint André et saint Nicolas. C'est un ouvrage de la Renaissance, de même qu'une Madeleine en grisaille à rehauts d'or attribuée à Suzanne de Court. Une autre grisaille à sujet mythologique de la collection de M"'*' Varinard des Côtes, pareillement rehaussée d'or, doit être d'une plus basse époque. Elle est signée I. R. — Enfin à l'hospice de Roanne appartient un Saint-Louis, d'un travail fin, d'un brillant coloris, signé Laudin, 1656 ; il marque l'instant où la vie va se retirer des grands ateliers de Limoges.