Calice en cristal. H
A servi pendant la Itëvolution à M. Maillard, ancien chanoine d'AvaUon, mort arctiiprëtre de cette ville, en 1823.
DouDé, en I36i, parH l'abbé Gourlol.
188. — Calice en cristal taillé. H. 0 1" 245. A servi pendant la Révolution.
DoDné pur U. Eilnuaid Deligand.
184. — Conpe de cristal montée sur pied en bois tourné. H. O'-Sâ.
A servi pour célébrer la messe lors du rétablissement du culte dans la cathédrale de Sens, en 1795. (Reg. de la Fabrique.)
■bbajn de S«iol-Fierre-lc-Vir,
ORFEVRERIE
185, — Sainte Coupe. H. 0™31 ; diam. O- tG5 et 0™ 190. — Fiu XIl« siècle.
Ciboire de vermeil battu au marteau. La coupe et le couvercle attachés par deux charnières à goupille, se présentent avec le même proRl, et offrent, réunis, la forme d'une sphère aplatie deOmlôG de diamètre, renflée au-dessus et au - dessous de son grand cercle horizontal.
Le double bandeau, formé par les lèvres des deux valves, est couvert d'une suite de feuillages gravés. De ce bandeau part une fine gravure figurant des arcs de cercle qui vont se perdre, à leur point de rencontre,
en riches fleurons Ctam- EiV. de \-Orfécrerii. par H. Uinri
pés et soudes. Même ornementation sur le pied en doucine. Le bouton terminal, muni d'un anneau pour la suspension et décoré de fleurons en relief, se raccorde au couvercle par une tige de même dessin que le pied.
Ce précieux ciboire, autrefois suspendu au • dessus du maitro-autel, servit jusqu'en 1824« à renfermer la custode de la sainte Eucharistie.
Volé, en 1541, par deux jeunes gens, il fut retrouvé quelques jours après, grâce aux aveux de l'un des coupables qui fut condamné au bûcher. La chapelle expiatoire, fondée par l'archidiacre Jean Ferrand, près de l'Hôtel- Dieu, à l'endroit où avait été commise la profanation, a disparu en 1864. Mais l'Eglise de Sens célèbre encore chaque année, le 4 août, le souvenir de la récupération de la sainte Coupe.
Comprise, à l'époque de la Révolution, parmi les objets destinés à la Monnaie, la sainte Coupe fut rachetée par un orfèvre, M. Thomas, qui la restitua à la fabrique do la Métropole, le 22 septembre 1804, moyennant une somme de 278 francs.
186. — PaviUôn de la Sainte Coupe. H. 0 "> 80 ; diam. OmâS.— XVII' siècle.
Dais de cuivre argenté, sommé d'une couronne fleurdelisée et terminé par des lambrequins et des glands de même métal.
Ce pavillon provient sans doute d'une église étrangère. Il n'était pas encore à la cathédrale en 1802. L'inventaire de 1807 le mentionne, soutenu audessus du maitre-autel par un ange en bois et abritant la sainte Coupe. Il avait remplacé le pavillon d'argent massif^ œuvre de Merlin, orfèvre du roi à Paris, donné par l'archovôque L. H. de Gondrin, en 1669, et envoyé à la Monnaie par la Révolution, ainsi que l'ange do bronze doré qui le portait, don de Mgr Languct.