‹ Inventaire historique des tableaux et des sculptures se trouvant dans lesChapitre 26 sur 31 · HOSPICE DE SAINT-JOSEPH · texte numérisé non relu

HOSPICE DE SAINT-JOSEPH

Chapelle.

Le tableau de Fautel est de la main de Jean le Sayve, le jeune. G*est une toile médiocre qui se trouvait avant la révolution française dans l'oratoire de la maison « Blauwhuis. » Le sujet, la Sainte-Famille, est traité d'une manière originale : la divine Mère tient son Fils sur les genoux ; saint Joseph est debout derrière elle. Tout à côté de ce groupe un ange prépare le berceau ; de l'autre côté sainte Anne, un livre à la main, est assise devant une cheminée, tandis qu'un chérubin chauffe un linge devant le feu. Cette production retrouvée parmi des débris de tous genres dans les greniers de l'hospice des vieillards a été restaurée, il y a peu d'années.

Portrait de Catherine Peremans, béguine, fondatrice de l'école de Notre-Dame-aux-Anges, née à Hingene, morte à Malines, à l'âge de 70 ans, en 1707, étant béguine depuis 5S ans. La fondatrice est agenouillée devant la sainte Vierge, qui offre la main de l'Enfant Jésus à baiser à sainte Catherine. Cette toile est bien peinte. Sous le groupe de la Vierge , on lit : dédit J. Michel van Turenhout conf. Sous le buste de la béguine :

Catharina Peremans begyn, oorspronck deser school 1677 sierft den 9 july 1707.

Un petit portrait de Jean de Wint, qui aida Catherine Peremans dans l'exécution de son projet de fondation. Nous avons encore trouvé l'image des traits de ce prêtre (v. p. 76). A l'époque où il a été dépeint ici il n'était encore que chapelain au béguinage, plus tard il devint chanoine à Notre-Dame au delà de la Dyle. Il mourut en odeur de sainteté le 10 octobre 1698.

Parloir.

Un petit triptyque portant au centre le corps inanimé de Jésus couché sur le versant du Calvaire. Plusieurs personnages entourent le Sauveur; dans le lointain apparaissent les croix, plantées au sommet du Golgotha. Sous ce panneau , fort endommagé et relavé , nous lisons :

Den seer edelen Heer

Rombout van Diest

fondateur van de Blauweeskinderen

van de stadt Mechelen

begonst anno 1S22.

Le volet à droite a pour sujet Rombaut van Diest, fondateur de l'hospice « Blauwhuis, » agenouillé, ayant son patron derrière lui. Cette peinture meilleure que les deux autres pièces est postérieure à la première. Le

second vantail représente pbmeurs orphelins des deux sexes du n Blauwhuis » agenomUés. Us portent le costume de l'hospice. .

Corridor.

Le Sauveur chez Marthe et Marie. Production originale sur toile du XVIP siècle. La scène se passe dans une cuisine, dont le pavement est chargé de légumes et de comestibles de toutes espèces.

HOSPICE D'OUVETEN.

Dans le courant du XV* siècle, Godefroid Vilain et Elisabeth van Immerseele, son épouse, fondèrent l'hospice d'Oliveten en faveur de vieillards pauvres. Cette institution prospéra jusqu'à sa suppression en 1797. La dotation en fut, plus tard, appliquée à l'administration des hospices qui se chargeait de l'entretien des vieillards.

Depuis cette époque, une nouvelle association charitable s'est formée pour rétablir l'ancien hospice dont nous parlons. En 1836, quelques personnes^ de la ville rachetèrent le terrain et les locaux d'Oliveten et s'occupèrent au moyen de dons recueillis d'y ériger un nouveau refuge pour les vieillards infirmes. Ce projet réussit pleinement; aussi, après quelques restaurations et agrandissements de l'édifice, y installa-t-on la nouvelle fondation le 18 octobre 1844.

Une nouvelle chapelle vint remplacer l'ancien oratoire peu spacieux ; elle fut bénie par le cardinal Sterckx le 17 octobre 1844,

En 1849, la maison fut confiée aux soins pieux des frères de la Miséricorde.

Chapelle.

Sur l'autel se dressait autrefois un tableau de Jacques

Smeyers représentant la Tentation de saint Antoine. Cette œuvre, qui n'existe plus, est remplacée par une toile de Charles Wauters, de petite dimension, qui a pour sujet saint Antoine l'ermite. Le cénobite est accompagné du porc traditionnel. L'ensemble du morceau est confus et sombre de tons.

Dans le chœur sont appendus deux médaillons en marbre blanc, provenant de l'ancien prieuré de Leliendael, pour le compte duquel Pierre Valckx les exécuta. Chacun d'eux porte l'image d'une sainte de l'ordre de Saint-Norbert. Ces sculptures appartiennent à la même série que celles qui décorent la chapelle dite de Zellaer, à l'église métropolitaine de Saint-Rombaut (v. p. 46).

La chaire de vérité, en bois de chêne, a été faite en 1662 au prix de 80 florins pour l'hôpital de Notre- Dame, à Malines. Cet établissement la céda, en 1836, aux restaurateurs de l'hospice d'Oliveten. Rien d'artistique ne distingue ce meuble ; la cuve toute simple est relevée de quelques ornements.

Nous trouvons encore dans cet oratoire :

Le Christ présenté au peuple. Bois. Ce panneau, de la fin du XVP siècle, représente le Sauveur dépouillé de ses vêtements, assis sur une tribune élevée. Plus bas, trois personnages regardent le Rédempteur.

Une statuette de saint Antoine l'ermite. Bois. XVIP siècle.

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