‹ Inventaire historique des tableaux et des sculptures se trouvant dans lesChapitre 28 sur 31 · POMPE AU MARCHÉ AU BÉTAIL · texte numérisé non relu

POMPE AU MARCHÉ AU BÉTAIL

La pompe monumentale, en pierre bleue, qui se dresse au milieu du marché au bétail, a été placée à cet endroit dans la première moitié du XVIII® siècle.

Un piédestal carré offre du côté du levant et du couchant les bouches de la pompe ; les faces septentrionales et méridionales sont taillées en rugosités ondulées, simulant le ruisselement de Teau. au-dessus de ce socle s'élève une base également carrée, ornée aux versants est et ouest de deux dauphins enlacés, audessus desquels on lit Tinscription :

Les pans latéraux sont occupés par un vase laissant échapper l'eau de toutes parts.

Cette base supporte un fût cannelé, affectant la forme d'un vase aplati vers le haut.

Toute la partie que nous venons de considérer a été exécutée, en 1719, par le sculpteur Guillaume van Buscom, père, de Malines.

L'ordonnance générale du monument de van Buscom offre un enchaînement de pièces, agréable à l'œil.

La statue de la Dyle, sous l'apparence d'un vieillard assis sur tertre, la tête appuyée sur la main droite, et le coude reposant sur une urne de laquelle coule un torrent, surmonte le sommet de l'édifice. Franc. Langhmans est l'auteur de ce dernier morceau, qui fut payé, en 1718, 240 florins.

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Un petit bâtiment, construit dans l'angle que forme le couvent des Sœurs de Charité, au cimetière de Saint- Jean, près de la ruelle dite : Klapgat, renferme le jardin des Oliviers, que l'on aperçoit à travers un grillage.

Le sol, couvert de pierres rocailleuses, est à peu près à la hauteur d'un mètre au-dessus du niveau du cimetière. Là, sont placées quatre figures de grandeur humaine, en bois peint, d'une expression assez naïve : Le Sauveur agenouillé est en prières, attendant l'heure du sacrifice ; derrière Lui trois disciples sont étendus endormis sur la dure. Les murs sont couverts de peintures grossières.

Les premières traces que l'on trouve de cet oratoire datent de 1878 ; les comptes de l'église de Saint-Jean nous apprennent qu'à cette époque la chapelle fut entourée de maçonneries pour soustraire ainsi les images aux profanations des Gueux.

Les Français démolirent entièrement le jardin des Oliviers, en 1797; les matériaux en furent vendus; les statues seules échappèrent à la destruction, grâces à des mains pieuses, qui les avaient enlevées à temps.

En 1803, on rétablit la chapelle, mais bientôt après la municipalité enjoignit de faire disparaître les nouvelles constructions ou de les masquer par des cloisons; ce dernier parti fut celui que prit la fabrique de l'église; l'oratoire resta dans cet état jusqu'en 1812.

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