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CARTES DE VISITE

sons en l'absence de ses amis. Cet usage se généralisa bien vite; el cependant les cartes de visite reslèrentun objet trop futile pourmériter quelque apprêt do luxe ou de goût, avant que la dorure en vint décorer la tranche.

Bientôt l'industrie fit graver des moules ou des timbres pour entourer les cartes de visite d'ornements el de bordures en relief. Ainsi que les têtes de lettres, elles furent illustrées d'allégories ; mais la mythologie, tombant de vétusté, entraîna dans sa ruine le langage allégorique , parfois d'ailleurs trop ambigu. On dut renoncer aux colombes, aux flèches, aux cœurs enflammés. Sous l'Empire, l'aigle impériale y déployait ses ailes; sous la Restauration , elles furent diaprées de fleurs de lis. Ces encadrements en bas-reliefs firent à leur tour place à la moire flamboyante ou radiée. Le carton prit diverses teintes; vainqueur des soieries, il rivalisa d'éclat et de blancheur avec la porcelaine , dont il emprunta le nom; enfin ces cartes, simples aulogrephes sans prétention dans l'origine, réclamèrent le burin du graveur, ou tout au moins la plume du lithographe.

Telle était la carte de visite, lorsqu'on i 835 la papeterie fashionable de Paris exhiba de nouvelles cartes encadrées d'une dentelle à jour, el dont le cenlre recevait une gouache vigoureuse, une aquarelle piquante, ou même une modeste sépia. La carte de visite, jusque-là pïumitive, prit dés lors un caractère artistique. L'histoire et le genre,

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