‹ Inventions et découvertes ou les curieuses originesChapitre 21 sur 66 · MANANT · texte numérisé non relu

MANANT

verl sofft très-rares; ce diamanl porte le nom de Diamant Savoyard. On le trouve en grains irrégulièrement arrondis ou en cristaux qui constituent autant de variétés. L'octaèdre (huit faces ) est la forme primitive du diamant, qui affecte ensuite plusieurs autres formes. La surface des cristaux est rude, inégale au toucher; sa structure est à lames, cequien rend la division facile en prenant adroitement le joint des lames avec une pointe d'acier irès-aigue. C'est par ce moyen que le lapidaire parvient à en détacher les parties défectueuses ou irrégulières. Il en estcependanlqui ne se prêtent point acetle opérationdans toutes leurs parties; les lapidaires les nomment Diamants de nature. Quand ils sont petits, on les vend pour les vitriers; les gros ne prennent jamais un beau poli.

Les opticiens ont plusieurs fois essayé d'employer le diamanl pour en faire des lentilles de microscope. Ce nouvel emploi a déterminé des observations fort curieuses.

Le diamant est le plus dur de tous les corps; on ne peut l'user qu'au moyen de sa poussière. Lorsqu'il est sous forme cristalline, naturelle ou artificielle, il décompose les rayons solaires et offre un jeu agréable de couleurs irisées, qu'on nomme éclat adamantin ; c'est le corps qui réfracte le plus la lumière ; il est phosphorescent par son exposition au soieil ou par le choc électrique; il est insoluble dans tous les agents chimiques. Les anciens croyaient qu'en plongeant un diamant brut dans Iwjhuoim m Mcotwrtw. 4

du sang de bouc chaud, il s'amollissait cl s#cassait ensuite plus facilement; il faut ranger cette erreur àcotédespropriètèsfabuleusesqu'on luie prêtées, principalement celle d'en engendrer d'autres, de donner une poudre vénéneuse à laquelle on a attribué la mort de Paracelse, d'être unantidote contre les ensorcellements, la peste , les poisons, etc.

La nature du diamant fut inconnue des anciens) elle fut devinée par Newton. Ce grand bomme, considérant sa grande force de réfraction, n'hésita pas à le classer, en 1673, parmi les combustibles. Celte opinion, qui n'était basée que sur la pénélralion de son génie, se trouva convertie, cent diï-neuf ans après , en une vérité incontestable par suite des expériences de l'académie de Florence, entreprises en 1791, et de celles de l'infortuné Lavoisier, qui constata que le diamant, en brûlaul,se convertissait en acide carbonique, de sorte que le diamant est universellement regardé comme étant du charbon pur dont les molécules sont unies par une très-grande force d'adhérence.

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