PERLES DE VENISE
de Venise, qui les composent avec une rare précision; puis les moyens économiques, dont ils gardent le secret.
Ces verrerïesne sont pas situéesà Venise même, mais dans l'Ile de Murano, à environ deux kilomètres de là. On y trouve d'immenses établissements ; quelques-uns d'enlre eux opèrent sur des capitaux de plusieurs millions.
La disposition des fourneaux et des creusets est la même que dans les verreries de France ; là, comme ailleurs, les matières premières sont la soude, la potasse, et un sable qu'on trouve en abondance sur la côle la plus voisine de Venise. Les matières colorantes sont toutes empruntées au règne minéral , et tellement variées, que l'on fabrique des perles de plus de deux cents nuances différentes.
Voici quels sont les curieux procèdes employés pour la fabrication des perles. Lorsque la matière est en fusion, un ouvrier trempe dans le creuset l'extrémité d'un tube de fer d'environ un mètre de long, appelé canne, et le rapporte chargé d'une certaine masse de pâte. Al'aided'uninslrumenlen fer, il y pratique une large ouverture. Un second ouvrier applique contre ce trou l'extrémité d'une autre canne, garnie aussi d'un peu de verre en fusion; eltousdeux s'éloignent l'un de l'autre en reculant aussi vile que ce genre de course peut le leur permettre. La pâte s'étend et finit par n'être plus qu'un fil percé d'un boutàl'autre, et plus ou