ACTE PKKMIER
do conversation, (uopronant.) Arrivés ce matin au petit lever...
LE BARON
Et le l)lr •' Et le seigle ? Et le paysan ? Que dit le paysan ?
MADAME BONARDET^ bas à son mari.
Mais réponds donc quelque chose.
BUN'ARDE'1% bas.
Est-ce que je sais ce qu'il dit, le paysan ?
Et le préfet ? Est-on content du nouveau préfet? Et sa femme? A propos, combien avez-vous de vaches ?
BON.^RDEL. ahuri.
De vaches ? Un professeur de phrénologie comparée au Lycée des jeunes filles de Bordeaux !
Antoinette paraît par lo fond avec du porto, des biscuits, etc.
LE BARON', se levant, furieu.x.
Comment, vous n'êtes pas de la Basse-Loire ?
BONARDET, so levant.
Pas du tout!
LE BARON, à Antoinette qui va offrir du porto.
Remportez ça.
ANTOINETTE, bas au baron.
Faut-il offrir de l'eau sucrée ?
LE BARON
Jamais de la vie !
ANTOINETTE, sortant par le fond.
Tiens ! Ce n'est doue pas un électeur ?
LE BARONj furieux, remettant sa chaise à droite du bureau.
Voilà une heure que je vous interroge^ au lieu de me dire que je ne vous connais pas !
Madame Bonardet et Virginie se lèvent. BONARDKT.
Mais vous ne m'avez pas- laissé placer un mot !
LE BARON
Rendez le cigare.
BONARDET, lui donnant un cigare.
Voici.
LE BARON
Pardon, les trois !..
BONARDET.
C'est vrai ! (Il lui rend les deux autres cigares.) Ah !
ça, M. Paul ne vous a donc pas parlé de nous?
LE BARON
M. Paul?
MADAME BONARDET.
Mais votre secrétaire, M. Paul Dorigny. Gomme il aspire à devenir notre gendre...
LE BARON
Gomment, il va se marier?.. Mais c'est la première nouvelle ! Et moi qui vous prenais pour un élecleur de passage à Paris!.. Excusez-moi, mais c'est la faute d'Antoinette qui in'a dit en vous annonçant : un vieux monsieur qui a l'air hête !
BONARDET, vexé.
Ah ! par exemple t..