‹ Inviolable! Comédie-vaudeville en trois actesChapitre 48 sur 100 · L.\MBERTIN, vivement · texte numérisé non relu

L.\MBERTIN, vivement

Vous savez, le saisissement ! Je m'attendais si peu !

BONARDET.

C'est curieux ! Plus je vous regarde, plus je trouve que vous ressemblez peu au portrait que votre tante m'a fait de vous !

LAMBERÏIN.

Vous m'étonnez !

BONARDET.

Je vous croyais plus ])lond.

LAMBKRTIN.

Plus hlond?... Mon Dieu, ^a dépond!

FALAMBART.

Comment, ça dépend?

LAMBERTIN

Ça dépend du temps !... Ainsi quand il fait sombre, mes cheveux noircissent! Mais quand il fait beau ils reprennent leur couleur naturelle, (a part.) Je ne sais plus ce que je dis!

Voilà qui est singulier!...

FALAMBART.

Des cheveux baromètre!

LAMBERTIN

C'est très commode, surtout en voyage!

BOXARDET.

J'en ferai un ra})port à l'Académie d'Elampes.

(Allant prendre une chaise.) Asseyez-VOUS là! LAMBERTIN.

Pourquoi taire ?

BONARDET.

Je vais vous tàter le crâne.

LAMBERTIN, s'assoyant.

Si ça peut vous faire plaisir.

BONARDET.

Ah! Y>av exemple! C'est merveilleux! Exactement les mêmes bosses !.... Le crâne de Pépin-le-Bref ! (Avec admiration.) Vous avez le crâne de Pépin!...

LAMBERTIN, ahuri.

Ah ! ])ali! J'ai un pépin dans le crâne?

Peut-être qu'une de vos aïeules au viii* siècle...

LAMBERTIN

Oui ! sous Louis XV !

BONARDET, a part.

Louis XV... au viii^ siècle!... Il n'est pas fort en histoire ! (iiaut.) A propos d'aïeule, et votre tante?...

LAMBERTIN

Ma tante ? Elle est morte depuis longtemps.

Page 1