ACTE DEUXIÈME
BONARDET; ahuri.
Votre tante d'Avignon est morte?
LAMBERTIN
D'Avignon? (a part.) Ah! sapristi! la tante de Paul! (uaui. — Vivement ) Mais non ! mais non!... Je vous demamli' i>ardon, je pensais à autre chose !...
BONAUDET.
A la honne heure ! Gomment vont ses rhumatismes ?
LAMBERTIN
Ils se prouirnent ! .. Mais à part ça ils vont Lien!
BONAUDET.
Je lui télégraphierai en sortant. (Rogardant autour de lui.) Savez-vous (pi'il est charmant cet appartement?
FALAMBART.
N'est-ce pas?
De combien est-il?
LAMBERTIN, se levant et avec un geste vague.
Oh ! Dix-lluit cents, deux mille, deux mille deux...
FALAMBART.
Gomment ? Vous ne savez pas au juste ?
LAMBERTIN, qui a gagné le milieu.
Hum! Le propriétaire est un de mes amis, alors, vous comprenez, tantôt il me réclame un peu moins, tantôt un peu plus...
BONARDET.
Voilà qui est original ! Où est la chambre à coucher ?
LAMBERTIX.
Je n'en sais rien.
BONARDET.
Vous ne savez j^as où est votre chambre ?
LAMBERTIX.
Mais si!... Elle est.... (a part.) Comment m'échap-
per? (Poussant un cri.) Ah !...
Eh! hien ! qu'avez-vous?
LAMBERTIX.
J'ai oublié de remettre un rap}iart au Président de la Commission du budget.
BOXARDET.
Oh ! les affaires avant tout !
LAMBERTIX.
Je cours jusqu'à la Chambre... (a part.) Il faut à tout prix avertir Paul !
BOXARDET^ bas à Lambertin.
Plus tard^ nous causerons de vos dettes, (Appuyant.) etc. 3
LAMBERTIX.
Oui !... oui! (a part.) Ah ! ma foi, tant pis! Il se débrouillera lui-même !-
Il sort vivement par le fond.