SCÈNE XX
BONARDET, seul, puis LAMBERTIN.
BONARDET, frapuant la droite.
Ce soir, j'irai lui apporter sa mèche!... et je lui en
offrirai une à moi... (se passant la main sur lecrâne.)En cherchant ])ien... (Gaiement.) Ohé ! ohè!... (se mettant à danser.) Tra dé ri dé ra !
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LAMBKU'ri X . outrant par lo foml à part, f^ap;nant la gaucho.
Ma foi, j'ai nMléchi : Aller à Saint-Quentin c'est une dépcmse... (.vpnrccvant i'.(ui;iniet.) Le beau-père qui danse !
BONARDET.
Ah! vous voilà, mon cher Paul!
LAMBEKTIN. à part.
Ça va recommencer !
BONARDET.
Je vous attendais avec impatience : j'ai une bonne nouvelle à vous annoncer : Colombe vient de partir.
LAMBERTIX.
Vous l'avez vue '?
BOXARDET.
Oui. quand je suis arrivé, elle était là, évanouie.
LAMBERTIX. ('idiinô.
Ah!
BOXAKDE'r.
Je lui ai l'ait comprendre que sa place n'était pins ici, et-je lui ai promis que vous lui enveri'iez un petit souvenir... Devinez ce qu'elle a demandé ? Non,
ne cherchez pas... (Avisant des ciseaux sur la table.) DeS
ciseaux, attendez...
LAMBERTIX.
Hein ! Mais... ^
BOXARDET.
Laissez donc! (ri lui coupe uns mèche de cheveux.) Voilà
ce qu'elle a demandé.
LAMBERTIX, ahuii.
Une mèche de mes cheveux ?
BOXARDET. '
Vous l'avez dit, mon fils ! A cet à^e-là, les femmes ont quelquefois des idées bizarres.
LAMBERTIN
Comment, ù cet àge-lù ?
BOXARDET.
Dame ! elle frise la vieille garde, mais elle a de beaux restes !
LAMBERTIN, à part, ahuri, cherchant à comprendre.
Ah ça mais, de qui veut-il parler, mon Dieu ?
BOXARDET, à lui-même, mettant les cheveux flans son portefeuille.
Avec elle, il y a toujours mèche !...
AUGUSTE, entrant par le fond et annonçant.
Madame Bonardet. mademoiselle Bonardet.
LAMBERTIN, à part.
Hein..?
MADAME BONARDET, entrant suivie de Virginie.
Où est-il, mon futur gendre ?