SCENE PREMIERE
ANTOINETTE souie, iM.is BONARDET.
AX TOIN K ÏTE, entrant par le lond, avec la roljo de chambre ilu l)aron.
Six lii'un's!... M. lo Jiaron ne hiriU'i'.t [las ù rentrer... (Allant mettre la robe do cliainliro sur une chaise, au fond, à droite.) Vite, Sii l'ube (le ciiaiulji-e sut- ce fauteuil... S'il ne la trouvait pas à sa place accoutumée^ lui qui est si nianiai[ue... Voilà (pii est fait! (uemontant et allant se regarder dans la glace.) C'est vral tout de
même que je suis Lien jolie pour rester chez les autres !
BONARDET, entrant par le fond et gagnant la droite.
Monsieur Paul Doriyny ?
ANTOINETTE
Il n'est pas encore là, mais si monsieur veut l'attendre.
]iOXARDET.
Merci, (a part.) Ah ! le polisson ! iJire que Falamhart l'a surpris avec la baronne !
ANTOINETTE
Monsieur n'a besoin de rien?
BOXAHDET.
Non, merci! (Regardant Antoinette.) Tiens, vous avez un joli crâne !
ANTOINETTE
Monsieur veut me flatter !
Non!... Non!... Je m'y connais!... (lui tâtant la tète.) Vous permettez, au nom de la science?
AN TOI NETTE
Oli ! si c'est au nom de la science !
UON.VliDET.
Le crâne de Phrynr !
ANTOINETTE
Phryné ?
BUNARDET.
Une courtisane célèbre qui se dévêtit devant l'Aréopage.
ANTOINETTE
L'Aréopage?... Ah! oui, c'était son amant!
BONARDET, à part.
Son amant !... Adora])le ignorance !
ANTOINETTE, avec fierté.
Le crâne d'une courtisane célèbre!... Alors, monsieur trouve que j'aurais raison de jeter mon tablier par dessus les .moulins?