SCÈNE X FALAMBART, PAUL, puis VIRGINIE
PAUL, se mettant à danser.
Sauvé !... .Je suis sauvé!
FALAMBART.
Ah! ça, mais uionsieur. puisque vous n'êtes pas le député de la Basse-Loire, ({ui ètes-vous donc ?
PAUL
Qui je suis ? Le plus heureux des liommes et bientôt le plus lieureux des maris !
FALAMBART.
Hein ?
PAUL
Venez, je vous expliquerai en route... (Apercevant Virginie.) Mademoiselle Bonardet!
13i INVIOLABLE!
VIRGINIE^ entrant parla porte du fond et gagnant le milieu, à Paul.
Monsieur, mon père va venir dans un instant et je suis accourue en avant.
Lambertin a du parler.
VIRGINIE, à Paul.
Je viens vous demander de bien vouloir soutenir ma cause auprès de lui.
PAUL
, Si je la soutiendrai ?.. Ahl plutôt cent fois qu'une!
VIRGINIE, baissant les yeux.
J'aime M. Paul, et plutôt que d'en épouser un autre. . Ah! je préférerais -entrer au couvent!
PAUL, ravi.
Très bien !.. très Inen !
VIRGINIE
Je suis certaine que je le rendrai lieureux...
PAUL , avec joie.
Et moi donc, Virginie, et moi donc!
VIRGINIE
J'ai bien vu qu'il m'aimait, lui aussi! 11 était si ému, tout à l'heure, en me disant qu'il me trouvait charmante, adorable, exquise, délicieuse !
PAUL, tressautant.
Ah! par exemple!.. Elle ne sait donc pas? Et Lambcrtin...
VIRGINIE
Quand on aime, n'est-il pas tout naturel?