‹ Iodoformisme: Accidents consécutifs à l'emploi de l'iodoformeChapitre 40 sur 43 · VII. — ACTION SUR LES REINS · texte numérisé non relu

VII. — ACTION SUR LES REINS

I} semble que la sécrétion urinaire soit moins abondante qu'à l'état normal. La quantité d'urine serait descendue dans certains cas à 900 ou même 700 grammes et chez plusieurs malades on a signalé de l'albuminurie. Nous avons vu ces faits. Nous avons vu aussi qu'on avait trouvé des lésions rénales dans quelques autopsies, chez l’homme et les animaux.

Martin après un lavement de 4 à 6 grammes d'iodoforme donné à un chien, aurait observé d’abord une anurie de très courte durée, remplacée les jours suivants par un léger degré de polyurie. À doses plus faibles, il n'y aurait pas eu d'effet appréciable.

L'action de l’iodoforme serait donc ici analogue à celle de l'iodure de potassium, qui est diurétique à fortes doses, et qui n’a pas d'effet bien marqué à la dose de 1 gramme.

Sauvat, chez les chiens, avec des doses de 1 où

2 grammes aurait observé peu de désordres appréciables, mais avec 5 ou 6 grammes, il y aurait albuminurie intense, hématurie, avec cylindres épithéliaux dégénérés, cylindres graisseux et globules sanguins. L'urine des iodoformés ne s'altère pas plus rapidement que l'urine normale au contact de l'air, comme le prétendait Righini, et comme l'a démontré Falkson.

Conclusions. — Les expériences sur les animaux ont prouvé que l'iodoforme était bien un toxique. Brun et Berger ont montré qu'on avait attribué trop d'’accidents à l’iodoforme, mais l'étude de l’intoxication chez les animaux, accompagnée de celle des symptômes et des lésions trouvées à l’autopsie, donne de précieux renseignements sur les cas d'intoxication qui, chez l'homme, doivent être rapportés à ce médicament.

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