‹ Iphigénie en TaurideChapitre 24 sur 31 · ACTE TROISIEME. i · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME. i

PYLADE

Non I ne l'espère pas.

ORESTE

Oreste t'en conjure,

PTLADE.

Cruel!

ORESTE et PTLADE.

Dieux! fléchissez son cœur, Rendez-moi mon ami, qu'il m'accorde sa grâce, Que tout mon sang vous satisfasse, Qu'il suffise à votre rigueur 1

ORESTE

Quoi! je ne vaincrai pas ta constance funeste? Quoi ! ton âme toujours se refuse à mes vœux? Ne sais-tu pas que pour Oreste La vie est un supplice affreux?

Ne sais-tu pas que ces mains parricides Fument encor du sang que j'ai versé?

Ne sais- tu pas que l'enfer courroucé Rassemble autour de moi ses noires Kuménidei,

Qu'elles m'obsèdent en tous lieux?...

Les voici... de serpents leurs mains s'arment encore! Où fuir?... Eh quoi! Pylade me fuit et m'abhore! Il me livre à leurs coups! arrêtez... ah! grands Dieux!

U tombe dam le» bras de PyUda.

PTLADE.

Eh quoi! méconnais- tu Pylade qui t'implore?

ORESTE, reTenanl à lui.

Eh bien! Pylade. est-ce à toi de mourir?

46 IPIIIGÉNIE EN TADR1DE.

PYLADE

0 Dieux t votre courroux ne peut-il se fléchir?

ORESTI.

La mort, de mes tourments, est l'unique relâche. Je t'obtenais, Pylade me l'arrache.

PYLADB.

Ahl mon ami, j'implore ta pitié; Oreste, hélas! peut-il me méconnaître?

Qu'il s'attendrisse aux pleurs de l'amitié! Ton cœur au mien n'est pas fermé peut-être. Cet ami qui te fut si cher, Pylade est à tes pieds, il conjure, il te presse; A tes fureurs laisse- moi t'arracher.

Souscris au choix dicté par la prêtresse.

ORESTE, releTant Pylade arec un mouvement de foreof.

Malgré toi, je saurais t'enlever au trépas.

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