ACTE TROISIÈME
Que dites-vous?
ORESTE
C'est à moi de mourir.
Mon ami pourra vous servir.
Qu'il soit le digne objet d'un service si rare.
PYLADE
N'écoutez point ses transports furieux.
IPHIGÉNIE, A Orasu.
Vivez et me servez.
ORESTE
Je ne le puis sans crime.
PYLADE
Cruel, quelle fureur t'anime?
Ah ! je sens que mon choix est dicté par les Dieux.
ORESTE, TiTement, A Pyl <i«.
C'en est fait... ici même, à l'instant, je déclare.,.
PYLADE
Arrête...
ORESTE, à IphigôDl*.
Eh bienl sachez...
PYLADE, l'inlerrom piifji,
Arrête... justes Dieux.
IPHIGÉNIE, à Pylade.
Uu< iic soudaine horreur de votre dme s'empare?
28 IPHIGÉNIE EN TAURIDB.
ORESTE, à Iphigénl*.
Prononcez, que ma mort...
Non, ne l'espérez pas:
Un pouvoir inconnu, puissant, irrésistible, Sur l'autel des dieux mêmes arrêterait mon bras.
ORESTE
Quoi 1 Toujours à mes vœux, vous êtes insensible.
Mais c'est en vain, j'en atteste les Dieux; Si mon ami n'échappe au sort qu'on lui prépare,
Je vais, m'immolant à vos yeux, Répandre tout ce sang dont le ciel est avare.
0 Dieux 1 Eh bien, cruel, remplissez vos désirs.
ORESTE, Tirement, i PyUde.
Vis, mon ami, cours servir la prêtresse; D'une sœur qui m'est chère, adoucis la tristesse.
Porte-lui mes derniers soupirs, Adieu 1