Scène II
Seigneur, où courez -vous? et quels empressements
Vous dérobent1) sitôt à nos embrassements?
A qui dois-je imputer cette fuite soudaine?
Mon respect a fait place aux transports de la reine; Un moment à mon tour ne vous puis-je arrêter? Et ma joie à vos yeux n’ose-t-elle éclater2)?
Ne puis-je...
AGAMEMNON
Eh bien, ma fille, embrassez votre père; 11 vous aime toujours.
Que cette amour m’est chère!
Quel plaisir de vous voir et de vous contempler Dans ce nouvel éclat dont je vous vois briller ! Quels honneurs ! quel pouvoir ! Déjà la renommée Par d’étonnants récits m’en avait informée:
Mais que, voyant de près ce spectacle charmant, Je sens croître ma joie et mon étonnement! Dieui! avec quel amour la Grèce vous révère! Quel bonheur de me voir la fille d’un tel père!
AGAMEMNON
Vous méritiez, ma fille, un père plus heureux,
IPHIGÉNIE. f
Quelle félicité peut manquer à vos vœux?
I) 2) auôfcredjen.