‹ Iphigenie (volume 2)Chapitre 51 sur 59 · Scène II · texte numérisé non relu

Scène II

ACHILLE

Venez, madame, suivez-moi;

Ne craignez ni les cris ni la foule impuissante D’un peuple qui se presse autour de cette tente. Paraissez; et bientôt, sans attendre mes coups,

Ces flots tumultueux s’ouvriront devant vous. Patrocle, et quelques chefs qui marchent à ma ,

suite,

De mes Thessaliens vous amènent l’élite1):

Tout le reste, assemblé près de mon étendard Vous offre de ses rangs l’invincible rempart.

A vos persécuteurs opposons cet asile:

Qu’ils viennent vous chercher sous les tentes d’Achille.

Quoi! madame, est-ce ainsi que vous me secondez? ' Ce n’est que par des pleurs que vous me répondez'! Vous fiez-vous encore à de si faibles armes? Hâtons-nous: votre père a déjà vu vos larmes.

Je le sais bien, seigneur : aussi tout mon espoir N’est plus qu’au coup mortel que je vais recevoir.

ACHILLE

Vous, mourir! Ah! cessez de tenir ce langage. Songez- vous quel serment vous et moi nous en- j

gage?

1) 2Iu3n>al)I.

Page 1