SCÈNE I
IPHIGÉNIE, ÆGINE.
Cesse de m’arrêter. Va, retourne à ma mère,
Ægine; il faut des dieux apaiser la colère. 1490
Pour ce sang malheureux qu’on veut leur dérober,
V. 1483. Suis-moi, etc. — Il parait qu’au dix-huitième siècle, si l’on en croit Lunqau de Boisgermain, les comédiens supprimaient ordinairement celte scène à la représentation. Pourquoi ? « Ils étaient persuadés sans doute, dit ce commentateur, que la présence d’Eriphile nuisait à la vivacité de la scène précédente ; mais ils ne faisaient point attention que cette scène était le seul fil qui liait le quatrième acte au cinquième... D’ailleurs comment Eriphile pourrait-elle découvrir à Galchas tout ce qui se passe, si elle n’en était point instruite?»
V. 1485. Tendresses (d’Achille.) — Tendresses. Cf. Corneille: «Les tendresses de l’amour humain y font un si agréable mélange avec la fermeté du divin, que sa représentation a satisfait tout ensemble les dévots et les gens du monde. » [Examen de Polyeuctf>). Cf. D. Sanche (v, 5):
Les tendresses du sang vous font une imposture.