‹ IphigénieChapitre 131 sur 188 · ACTE V, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE II

Suivez- VOUS seulement ses ordres absolus

Quand il cesse de Têtre, et ne vous connaît plus? 1580

Enfin, c’est trop tarder, ma princesse, et ma crainte...

Quoi, seigneur I vous iriez jusques à la contrainte?

D’un coupable transport écoutant la chaleur,

Vous pourriez ajouter ce cou)ble à mon malheur?

Ma gloire vous serait moins chère que ma vie? 1585

Ah! seigneur, épargnez la triste Iphigénie. - Asservie à des lois que j’ai dû respecter, - v ^

C’est déjà trop pour moi que de vous écouter :

Ne portez pas plus loin votre injuste victoire;

^ y Ou, par vos propres mains immolée à ma gloire. Je saurai m’affranchir, dans ces extrémités, y Du secours dangereux que vous me présentez. ■

Û' ^ kr<TiirTrr ^

ACHILLE

Hé bien, n’en parlons plus. Obéissez, cruelle.

Et cherchez imp. mort gni vous semble s] belle. ^ Portez à votre père un cœur où j’entrevoi

Moins de respect pour lui que de Jiame pour: moi . Une juste fureur s’empare'hnTTïon^amë'l Vous allez à l’autel, et moi, j’y cours, madame. Si de sang et de morts le ciel est affamé.

Jamais déplus de sang ses autels n’ont fumé.

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