‹ IphigénieChapitre 132 sur 188 · V. 1581. Ma iprincesse. Voir vers 1048 et · texte numérisé non relu

V. 1581. Ma iprincesse. Voir vers 1048 et

V. 1585. Ma gloire. Voir, plus bas, vers 1590. — Ici, gloire signifie le respect de soi-même et l’estime des autres (surtout pour les femmes). Corneille {Cid, v, 5) :

Un même coup a mis ma gloire en sûreté,

Mon âme au désespoir, ma flamme en liberté.

V. 1588. C'est déjà trop pour moi que de vous écouter. — Fille respectueuse, Iphigénie n^oublie pas que son père lui a défendu de parler jamais à Achille (v. 1508).

V. 1591. Dans ces extrémités. — Extrémités au pluriel : « Votre beauté, dit M“® de Sévigné, vous jette dans des extrémités^ parce qu’elle vous est inutile. »

V. 1593. Hé bien! n'en parlons plus. Cette locution est devenue familière, très familière même. Mais elle ne l’était pas du temps de Racine.

V. 1595. Portez à votre père un cœur, etc. — Le mot cœur a ici un double sens: 1° sens propre, le cœur palpitant, dans lequel Calchas (voir vers 1300) consultera les dieux ; 2° sens figuré, le siège des passions. — J'entrevoi. — Voir le vers 1239.

V. 1600. Jamais de plus de sang ses autels n'ont fumé. — N'ont fumé, pour n'auront fumé. — Cf. La Fontaine. [La laitière et le pot au lait):

Le porc à s’engraisser coûtera peu de son.

Il était, quand je Veus, de grosseur raisonnable.

Perrette ne l’a pas encore, mais elle croit qu’elle l’a déjà. — De même Achille croit qu’il a déjà accompli le carnage qu’il médite.

122 IPHIGÉNIE. y- ^

A mon aveugle amour tout sera légitime : cLo.

Le prêtre deviendra la première victime ;

Le bûcher, par mes mains détruit et renversé,

Dans le sang des bourreaux nagera dispersé ;

Et si, dans les horreurs de ce désordre extrême, 1605 Votre père frappé tombe et périt lui-mêine,

Alors, de vos respects voyant les tristes fruits.

Reconnaissez les coups que vous aurez conduits.

Ah I seigneur I Ah I cruel !... Mais il fuit, il m’échappe.

O toi, qui veux ma mort, me voilà seule, frappe ; 1610

Termine, juste ciel, ma vie et mon effroi,

Et lance ici des traits qui n’accablent que moi !

Page 1