‹ IphigénieChapitre 88 sur 188 · V. 1083-84. Et jamais, dites-vous · texte numérisé non relu

V. 1083-84. Et jamais, dites-vous

Vos yeux de son bonheur ne furent plus jaloux ?

Des yeux jaloux bonheur d’un autre. » — Remarquer la hardiesse de celte expression.

V. 1087. /«mais de tant desoins mon esprit agité.— Soins, soucis. Voir les vers 5o7, 583, 615 et 1026.

V. 1089. Favorables périls ! espérance inutile ! Antithèse qui n’a pas toujours été comprise des commentateurs. Eriphile envie le sort d’Iphigénie; c’est à sa rivale qu elle songe, quand elle s’écrie : « Favorables périls ! » C’est en faisant un retour sur la vanité de son amour pour Achille qu’elle dit : « Espérance inutile I »

V. 1090. N’as-tupasvu sa gloire ? — Gloire, triomphe. Voir vers 442.

V. 1094. Qui s’endurcit contre eux dès l'àge le plus tendre. Parfait défini pour le parfait indéfini : « Qui s’endurcit » pour « qui s’est endurci. »

Cf. Corneille [Cid, ii, 1) ;

Je 1 'avoue entre nous, quand je lui fis l’affront,

J'eus le sang un peu chaud et le bras un peu prompt.

H;t qui, si l’on nous fait un fidèle discours, 1005

Suça même le sang des lions et des ours.

Pour elle de la crainte a fait l’apprentissage :

Elle l’a vu pleurer et changer de visage.

Er tu la plains, Boris î Par combien de malheurs Ne lui voudrais-je point disputer de tels pleurs! 1100 Quand je devrais comme elle expirer dans une heure... Mais que dis-je, expirer! ne crois pas qu’elle meure.

Dans un lâche sommeil crois-tu qu’enseveli Achille aura pour elle impunément pâli?

Achille à son malheur saura bien mettre obstacle. 1105

Tu verras que les dieux n’ont dicté cet oracle

Que pour croître à la fois sa gloire et mon tourment,

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