SCÈNE III ACHILLE, CLYTEMNESTRE
CLYTEMNESTRE
En enleodaiit ta voix, ô fils de la déesse,
J'ai quitté ma demeure et j'accours où me presse
Mon cœur impatient de sa félicité.
ACHILLE, à part.
Quelle est donc cette femme à la noble beauté ? Sainte pudeur I
(A Clyteiunesire.)
Ici, tout respire la guerre:
ces lieuxjdaascecamp, femme, que viens-tufaire aie? Qui donc es-tu?
CLYTBBINBSTRE
Clytemneslre est mon nom; naquis de Léda, l'Atride Agamemnon t mon époux.
En peu de mots tu viens de dire, urne, ce qu'il fallait. Mais que je me retire, r je crains d'offenser ton époux, si mes jeux ml te regarder plus longtemps.
GLYTEMNESTRE
Non, tu peux, peux me regarder, Achille, sans offense, ime ta retenue et j'aime ta prudence,
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Et pourtant je te dis : Mets ta main dans ma main, Puisqu'aussi cher qu'un fils tu me seras demain !
ACHILLE Gomment Toser, ô femme, et que viens- je d'entendre?
CLYTEMNESTRE
Oui, tu le dois oser et je puis le prétendre, Maintenant que l'hymen heureux et souhaité Va te joindre à ma fille.
ACHILLE
femme, en vérité, Laissons là cet hymen [: ma surprise est extrême. De quoi me parles-tu? Le sais-tu bien toi-même?
CLYTEMNESTRE
Tu ne me blesses point, Achille : il est permis
De tenir ce langage à de nouveaux amis Et de trop de vertu cette pudeur m'assure.
Je n'ai pas recherché ta fille, je le jure, Et l'Atride jamais d'une telle union Ne donna l'espérance à mon ambition.
CLYTEMNESTRE
N'est-ce pas mon époux dont le message ordonne De presser cet hymen ? A mon tour je m'étonne De t'entendre parler. Fils de Thétis, eh quoi t Gomment, à quelle fin s'est-on joué de moi ?
Saurais-je t'éclairer, ô femme, et que répondrel Mais trouvons le coupable, et je cours le confondre.