LE VIEILLARD, CLYTEMNESTRE, LE CHŒUR
LE VIEILLARD
O fille de Tyndare, ô maîtresse chérie, Hâte-toi d'écouter ce qu'il faut que je die.
CLYTEMNESTRE^ sortant du palais.
J^accours toute tremblante et pleine de terreur, Car je crains d'ajouter encore à mon malheur.
LE VIEILLARD
Apaise Ion tourment : ce que je vais l'apprendre, Sans doute tu seras heureuse de l'enteudre.
CLYTEMNESTRE Va, ne diffère plus et parle sans tarder.
LE VIEILLARD
Si mon esprit cbétif, que vient d'intimider Du céleste pouvoir le certain témoignage, Reine, ne trouble pas l'ordre de mon langage, En reprenant les faits à leur commencement, J'en ferai le récit digne d'étonaemeat.
Donc, nous sommes venus, ta fîlle et moi son guide Dans les bois remplis d'ombre et sur les prés en fleur Où la fière déesse à son culte préside.
Agamcmnon nous voit, et, pour cacher ses pleurs Dans un gémissement iljdétoume^la tête.