‹ Iphigénie: tragédie en cinq actesChapitre 59 sur 62 · ACTE V 17a · texte numérisé non relu

ACTE V 17a

Mais le devin, debout, de se taire commande : a Chefs alliés, dit-il, soldats et nautoniers. D'un courroux immortel sur ces bords prisonniers. Voyez comme Artémis, sans vouloir davantage.

Sans se souiller en vain d'un sang trop généreux, Immole sur Fautel cette biche sauvage; La déesse Artémis vient d'exaucer nos voeux.

Courez tous aux vaisseaux et saisissez la rame : f Le ciel accorde enfin la perte de Pergame.

Dans les golfes d'Aulis trop longtemps retenus. Aujourd'hui nous fendons les vastes flots chenus. » Ainsi parla Calchas. Par cet heureux miracle. Les dieux ont racheté leur détestable oracle. Je quitte Agamemnon, je viens te faire part, Noble reine d'Argos, de son prochain départ Et l'apprendre comment ta fille bien-aimée Obtient un beau destin avec la renommée.

Ma bouche est véridique et j'ai mis tout mon soin A rapporter ces faits dont je parle en témoin. Certes, ta fille vit parmi les dieux* Reine,

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Pardonne à ton époux et modère ta peine.

(Clytemnestre demeure aDxieuse.)

LE CHŒUR

Vers la terre est tourné, Reine, ton front pesant,

Hélas I et dans ton âme Combattue à Texcès, la cendre est à présent,

Et bientôt, c'est la flamme*

Est-ce un solide bien, ce que tu viens d'ouïr ? j

N'est-ce qu'une ombre feinte ? J

Du sort de ton enfant vas-tu te réjouir Ou redoubler ta plainte?

Rappelle, ô cœur meurtri, ton sourire exilé ! '

Il faut que l'homme sache I

Que, malgré la raison, sous le ciel étoile, |

Plus d'un secret se cache.

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