‹ IpsiboéChapitre 150 sur 287 · LIVRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE VII

1^ ofieiise et de ses fautes ; je le recevrai » seule , sans pompe ; et j'étendrai sur lui » ma clémence. »

Elle attendait une réponse j mais le preux garde le silence.

Accoutumée à voir tout plier sous ses lois sans la plus faible résistance : « — Ne » m'auriez-vous point entendue? » reprend la reine avec hauteur.

(( — Hélas ! dit le guerrier tremblant , le )) malheureux est assez fou pour s'obstiner >j effrontément...

»— Retirez-vous, dit la princesse, et )) portez sur-le-champ mes ordres.

» — Mais s'il refuse de me croire ?......

» S'il veut douter de mon message ? »

La reine a paru réfléchir ; puis s'adres sant au maréchal : « — Prince ! vous vous » rendrez demain chez le sire de Monte- » roUes , et vous m'amènerez Alamède. »

Les chefs saluent et se retirent.

Fille de Raymond Bérenger , l'un des liéros les plus fameux du douzième siècle , Zénaïre, appelée aux grandes destinées de 3« Edit. Tome 11. '2

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la terre, joignait à la plus haute naissance la beauté la plus accomplie. Sensible et tendre par nature , elle était altière et vaine par principes. Son père, héritier de plusieurs couronnes , prince superbe et fils de rois, l'avait entourée d'adulateurs dès l'enfance, et l'avait élevée à se faire de l'orgueil un devoir , et du despotisme une vertu.

Généreuse et bienfaisante, elle aimait peu la représentation et le faste ; mais, d'après les ordres de son père et le système de son éducation, elle se croyait obligée à tenir une cour splendide avec la pompe asiatique. Habituée à sacrifier ses inclinations particulières et son gont pour une vie paisible à la dignité de son rang et au cérémonial des grandeurs, souvent elle errait, l'âme triste, au milieu des adorations de la f); le; et parfois, dans ses brillans cercles, regardant, cherchant autour d'elle, l'auguste fille de Raymond se trouvait seule.... et soupirait.

Des chefs, des héros et des princes avaient ambitionné sa main, nul n'avait

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