‹ IpsiboéChapitre 16 sur 287 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

une princesse de la famille royale de Provence j et nul héritier mâle des Bozons n'ayant réclamé la pourpre , il s'était fait reconnaître souverain légitime, d'abord par le droit d'iiy menée, ce qui était sujet à discussion ; puis par le droit de conquête , ce qui était incontestable.

Par malheur, Alphonse Jourdain, comte de Toulouse , s'était allié aussi à une parente des Bozons, et^ par son mariage, se prétendait appelé au même trône. Lequel des deux chefs avait raison? Il fut présuniable que ce serait le plus fort. Ils se battirent, Alphonse fut vaincu ; et, selon l'usage immémorial, il fut déclaré que le guerrier vainqueur était nécessairement le prince légitime (i).

Bérenger, satisfait, porte delà ses armes contre les Sarrasins, qui, maîtres des îles Baléares, couvraient de leurs vaisseaux les côtes de la Méditerranée. Il les attaque,

(i ) Voyez Hist. du Languedoc j t. II, pages ^92 et 639. — Gall. christ, j, t. V , page i32. 3^ Edit. Tome I. 3

les subjugue, s'empare de Majorque, les poursuit sur les mers , en fait un massacre exemplaire, et reçoit une lettre du saint Pontife, exprimant à l'illustre tueur des mécréans la reconnaissance des chrétiens (i).

Pendant ce temps, le comte de Toulouse reformait une nouvelle armée et envahissait les états de son rival. Bérenger revient en foute hâte à Marseille j et après le carnage de quelques milliers de sujets tués préalablement de part et d'autre, il signe avec Alphonse Jourdain un traité de partage, par lequel il lui cède toute la partie de la Provence entre la Durance et l'Isère, pour rendre la paix au royaume (2).

Raymond ayant perdu sa première épouse, qui ne lui avait laissé d'autre enfant

(1) Ployez les auteurs déjà cités. — Chr. Pisan. j tome X. — Ital. sacr. nop. edit. — Script, rer. ital.j. t. VI.

(2) Il fut signé en 11 25. On le trouve au long dans les Preuves à Vappui de fliist. d-e Proi-ence , par l'abbé Papon,

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