‹ IpsiboéChapitre 178 sur 287 · LIVRE VlII · texte numérisé non relu

LIVRE VlII

cieux écuyer du sire de MonteroUes, et avait ouï confusément ses paroles aux ravisseurs. C'est donc à l'élève d'Eral qu'elle doit sa délivrance ; mais comment l'a-t-il opérée ! . . .

Ah ! ses sens l'ont trompée sans doute

Des visions ont passé devant elle Et,

dans tous les objets qui l'ont frappée, il ne peut y avoir de vrai que la vaillance d'Alamède.

Ses regards levés vers le ciel semblent rendre grâce à l'Eternel ; mais son cœur , resté sur la terre , ne remercie que l'orphelin. Elle est tremblante et abattue. Son libérateur est près d'elle; il la soulève avec respect, il la soutient avec amour. Hélas ! oubliant ses périls, trouvant un charme en sa faiblesse , la reine entre les bras du guerrier ne cherche point à reprendre ses forces; et, pour rester plus long- temps appuyée sur son sein, elle revient lentement à la vie.

« — Alamède ! » dit - elle enfin d'une voix |)leine de doucem- et de tendresse, « c'est donc vous qui m'avez sauvée !.... »

Le j ouvencel souffre de sa blessure ; sous son armure le sang coule ; mais tout entier à 3e Edit Tome II. 7

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