‹ IpsiboéChapitre 247 sur 287 · UVRE XI · texte numérisé non relu

UVRE XI

>) Mais le ciel protégeait mes jours : au » milieu du combat nocturne , j'échappe » aux satellites d'Alphonse; seule, après )) une longue marche, j'arrive au toit Iios- )) pitalier qui t'avait servi de refuge; et )) là , par les récits du vieillard auquel tu )) t'étais confié , sans pourtant lui dire ton » nom , j'apprends qu'Edgar existe en- » core.

)) Le sire Amalric de Sabran , récem- » ment admis parmi les invisibles^ était ï) dévoué à ma cause. Je me réfugie dans son » manoir, et m'y dérobe à tous les yeux.... » Tout à coup ïzorin , t'ayant reconnu , >) vient m^annoncer ton arrivée; et j'ac- )) cours à cette chapelle qui touche à ton » appartement.

» — Ainsi la perfidie triomphe, » dit Zénaïre inquiète et troublée. «Nevousreste- )) t-il plus d'espoir ? La capitale plierait- » elle sous le joug des chefs toulousains ? Sa w citadelle est-elle prise ?

» — Fille de Raymond, « répond Ipsiboé d'un ton sévère , (c vos pensées encore , » je le vois, se tournent du côté de la -pour - ^' Edit.TomeW. i8

» pre. Ah ! le cœur généreux d'Edgar fait-il y) de semblables questions?

» Mais", princesse, rassurez - vous ! le y) comte de Toulouse ne triomphera point. ^) Ce soir, avant d'entrer dans ce castel, y) j'ai su que le roi votre père était débar- » que à Marseille où chaque jour on l'aty> tendait , qu'une élite guerrière , portée » sur de nombreux vaisseaux , avait accom- )) pagné ses pas, et qu'il marchait déjà sur )) Aix. Les troupes qui vous sont dévouées )) courent de toutes parts se réunir à lui ; >j Alphonse, avant trois jours peut-être, 3) aura perdu son nouveau sceptre.

)) — Mon père ! ... » dit la reine alarmée j « dans trois jours il serait ici!...

» — Il vient, » continue la dame de Saint - Chrisogone avec un sourire amer , « pour conclure un auguste hymen j et » pour donner une compagne au roi di- » vorcé de la France. Cette nouvelle doit » peu vous surprendre. ]N'aviez-vous point )) préparé les fêtes de la cérémonie nup- M tiale?...

)} — Ah ! sauvez -moi ! » dit Zénaïre sai-

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