LIVRE IV. l-JI
)) — Oui, mon fils, je suis appelée, ré- )) plique-t-elleavec feu; oui, appelée.... à le » confondre. Je le sens, je dois lui parler » Dieu le veut , mon fils , laisse-moi ! " y> Apostat sans foi! poursuit-elle en se )) tournant vers Bruys, toi qui infectes le )) royaume de ta détestable hérésie, et » prends en ton orgueil délionté le titre de )) chef des croyans! réponds avec sincérité. )) Comprends -tu tes propres doctrines?... 3) Crois-tu toi-même aux dogmes ridicules )) que tu professes et propages ? Tes bandits » te paraissent-ils une troupe d'évangé-
» listes? et dis-moi, que veux- tu prou-
» ver, en quelle langue parles-tu, lors- » qu'abusant les peuples par le faux éclat )) de tes tlièses scientifiques, tu leur débites y) ce pathos : Z/homme par son corps re- )) présente le niacrocosme sensible et ternie porcl, et par son âme le grand archétype • )> ce corps sidéré est son lare, son vrai » adech et son éuestre (i)?
(i) Ces paroles, ces pensées et ces expressions
1^2 IPSIBOK.
:» — Ettoi! répojid le manicliëeii , qui, )) clief mystérieux d'une société politique, » rêves un gouvernement à la fois royal et )i républicain!... toi qui voudrais établir eu )) équilibre, à la tête des aflfaires publiques, » je ne sais combien d'autorités rivales et » de puissances ennemies!... toi qui dans » l'espoir de fonder en ces climats une mo- )) narchie tempérée, bientôt, si l'on telai^- » sait faire , y organiserais une anarcliie per- :» manente! dis-moi, qui te comprend aussi, )) lorsqu'effrontément tu t'écries : La mésin-
incompréhensibles , sont tirées , mot pour mat , des écrits ex.tr avagans des sectaires du temps et de Jeurs successeurs. Il a toujours fallu que l'esprit humain discutât sur quelque oljjet, soit religieux , soit politique ; chaque siècle a eu ses rêveurs , sa marotte, ses chimères, ses systèmes et ses rêveries. J^oyeZj s\\t\q maciocosme et le microcusine , l'agrégat des corps dans le firmament , Vadecli^ l'é~ ventre j l'archétype , etc. , les Œuvres de Paracelse, V aient in , Fludd, Bochmius, les van Ilelmont , Poiret , Gilles Gushmann , Jules Sperber , et bien d'autres — Voyez aussi Encyclopédie ^ art. Ihéo' soplies.
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)) telligence constitutionnelle des corps y> politiques en pondération iH exclut point » entre eux V homogénéité. 1/ absolu arisy> tocratique est une abstraction à yuniuer- )) saliié morale j' et une fusion d'unités bi.- )) lancées., exempte d'idéalités sociales, sera )) la perfectibilité législative (i) ?
« — Homme accoutumé aux profana- » lions! iuterrompt Ipsiboé avec énergie; » ennemi de toute institution libérale ! ridi- )) culise mes paroles en les dénaturant, » brave les lois , renverse les autels , continua » à poursuivre de tes blasphèmes impies ce » qu'il y a de plus sacré parmi les hommes, » la religion et la liberté; ton règne aurc )) peu de durée!.... Bientôt toi et tes pré- » ceptes infâmes, produits à\\n siècle téné- » breux, périront misérablement, tandis » que ma lumière naissante, astre des » temps civilisés, un jour éclairera l'uni- » vers. »
(0 Ces paroles, ces pensées et ces expressions 5ont tirées , mot pour mot , d'écrits politiques dont les auteurs sont pUis modernes.....
3^ Edit. Tom. I. *
Elle dit : l'inspiration prophétique étiucelait dans son regard, et ses accens tenaient du ciel. Le manichéen lui-même en est frappé ; un trouble inconnu le saisit ; et cette femme extraordinaire, passant en un instant de l'extravagant au sublime, étend déjà son inconcevable ascendant jusque
sur le sacrilège Br
ruys.
« — Mes préceptes infâmes! répète-t-il.
)) Pourquoi cette épitliète outrageante?
» Que prêchons-nous ? une vie apostohque. y> Que voulons-nous ? affranchir le culte » clirétien des momeries qui le défigurent. y> Et que demandons-nous aux églises ? l'a- )) bolition des rites catholiques, entés sur :» les fêtes païennes. Sont-ce ]à d'infâmes » désirs? Qu'est- il besoin de prêtres et de y> temples, pour adorer l'Etre suprême?
» Quelle voûte plus sainte et plus inspira- )) trice que le firmament! Quel intermé- )) diaire plus puissant entre l'homme et le » Créateur que Ja pensée et la prière !
» — Arrête! abominable sophiste!...
)) s'écrie la dame du marais, je reconnais les )) phrases perfides que dicte le génie de l'er-