IBÈRE
D’étre ici!... de ne plus être près de ma tantôt
DK CLERBORT.
Votre tante!... N’e$t-ce pas elle qui dirige toutes vos pensées? qui dicte vos décisions ?
IRÈRB.
Non!
DB CLERBORT.
N'est-ce pas elle qui repousse tous les partis qui se présentent?
ntai.
Cest moi!... moi seule!
DI CLBRBORT.
Vous! et pour quel motif? Répondez!
IBÈRE, comme forcée d'obéir.
Il y a dans le monde... quelqu’un.
DB CLERBORT.
Eh bien?...
irèrb, avec expression.
Que j’aime!
db clerbort, à part, aree un mouvement de dépit.
Dieu ! cl moi qui ne m’en doutais oas I elle en aime un autre !..
IRE.se, 00 LE MAGNÉTISME.
Une inclination I... une inclination contrariée... (Haut.) Il est donc jeune, aimable, brave?
IRÈRK.
Oui.
DB CLXRSORT.
D’une haute naissance?
DE CLEKBORT.
Ainsi donc, il méritait votre amour?
IRÈRK.
Non !... Il ne mérite que mon mépris... et cet amour dont je rougis... j’ai juré de le combattre... de l’oublier, dusse-je en mourir !
DB CLIRBORT, avec émotion.
Quel est doue ce cavalier si redoutable, aimé et méprisé A la fois? (Voyant qu’elle garde le silence.) Quel est-il ?
IRÈNE
Je ne le dirai pas !....Je ne le puis !
DK CLERBORT.
Parlez?
IRÈRB.
Non... non... je vous en prie... Je ne le veux pas. (De Clermont étend la mainau-detsvs de ta léte.) Vous me faites mal...
DK CLEKBORT.
Son nom!... (Il étend toujours ta main, et Irène, haletante, oppressée, et comme vaincue par une fores supérieure, laisse échapper cet mots :) Henri de Clermont I
DB CLERBORT pousse un cri et s'éloigne d’Irène qui semble respirer et renaître.
Moi!... moi... est-il possible, grands dieux 1... Ah! elle a raison. je ne mérite pas... (Haut et se rapprochant d'elle.) El vous l’avez banni de votre cœur comme de votre présence?... liépuudez ? Vous ne désirez plus le voir ?
IRÈRB.
Jamais! jamais! je ne le dois pas! (De Clermont étend la main sur elle.) Mais au prix de tout mon sang, je voudrais que ce tût possible... je voudrais pouvoir lui dire une fois... une seule fois tout ce que j'ai là dans mon cœur.
DB CLERBORT.
Eh bien donc.... que cela soit! que je l'entende et que je meure après! (Il prend un fauteuil et s’assied près d'elle.) Irène... Irène, voire inain dans la mienne..,. ( Irène tressaille. ) vous que j’aime, ne aie reconnaissez-vous pas!
ibère.
Ah! Henri! C’est toi !... Qu’il y a longtemps que je ne t’ai vu; mais j’ai toujours pensé à toi... Toujours... Moi, je l’aime tant, et cependant tu me fais tant de chagrins, ce jeu effréné... et tes duels, tes amours.... Je n’ai pas l’air d’écouter, mais j'entends! j’ai l'air de rire... mais je souffre. Je sens là comme uu 1er aigu qui me perce le cœur, je suis malheureuse... je suis jalouse...! mais cela no m'empêchera pas de t’aimer... au contraire, je Je crois!
DB CLERBORT.
Est-il possible!
IRÈRK.
Mon Dieu! mon Dieu! pourquoi me faire tant de peine? Ce* femmes que tu me préfères... elles ne sont pas si jeunes, ni jolies que moi... Cela me semble du moius... et elles ne t'aiment pas autant.... ah! j’en suis sûre!
DK CLKBBORT.
C’est vrai... c’est vrai! (Haut.) Mai* n’est-il pas moyen d’effacer mes tort».... de mériter ton cœur et ta main? (Irène fait signe que oui. ) Dis- les- moi doue... parle.... Je le veux? ibère, ayant l’air de lire dans C avenir.
Attends... attends !... ne sais-tu pas que de grands événement* se préparent... que déjà il y a une guerre... bien loin d'ici... en Amérique...
DB CLERBORT.
Eh bien... achève?
IRÈRI.
Eh bien... mon frère vient de partir, et tous nos jeune* gentilshommes s'embarquent... tous ceux qui ont du cœur... Tu en as, Henri !... va avec eux!...
Abandonne cette vie de désordre... où tu ne trouverais que la honte. Il y a là bas de l'honneur A acquérir!
Et à ton retour viens demander ma main à mon père. Je serai là. je t’aurai attendu Je l’atleodrai toujours. Vivant, je serai à toi, et mort, à personne!
DB CLBtaOKT.
To me le jures?
Je n'en ai pas besoin, In peux compter sur moi!
PE CLERMONT
Un gage au moins... un seul!
UtNE. souriant.
Un gâte... dis-tu? le rappclles-ln la dernière fois que tu m’as adressé la parole à Versailles... c’était pour ui’oiïrir un bouquet !
DE CLERMONT
Que vous avez repoussé avec dédain et jeté à terre. iiènb.
Devant loi! mais après ton départ je l’ai ramassé. (Montrant ton rtrur.) Il est là. Que de fois je l’ai couvert de nies larmes... ( A demi tour.) et de mes baisers... tiens le voilà! ce sera ton talisman à loi ; quand tu me le rapporteras, après la victoire, je te donnerai en échange, non pas mon cœur... il esta toi, mais moi, moi!... le veux-tu?
DI CLERMONT
Ah ! jamais un tel langage lie s ciait fait entendre à mon oreille, ni à mon coeur... oui, ces llcurs, je te les rapporterai! oui, désormais lidèle aux lois do l'honneur... {Lcouiant vert le fond du théâtre.) Quel bruit s’est fait entendre T... on marche de ce côté... lentends-lu?
IRÈNE
Oui!... on vient... on se dirige là... vers celte chambre!
DB CLIRMONT.
Eli! qui donc?
IRÈNE
Une ennemie ! (La porte du fond t’ouvre.)
de Clermont, regardant.
Ociel !... la baronne ! (It te place devant le grand fauteuil oA est Irène et cherche à la cacher.)
SCÈXK XV.