SCÈNE IV
TÉRÉZINE, put. CLERMONT.
TÉrézine, regardant sortir II. de Iirienne cl sa fille.
Un anural ! c’cst un lier honneur pour la maison ! No» voisins de la Croix de Malle voul-ils enrager, eux qui ont f.iil tant de bruit le mois dernier pour un malheureux capitaine de frégate! (On entend le fouet du postillon.) Ali ! encore du monde, par la poste!... Celui-h n'M pas un mai in!
U. DE CLERMONT, à la cantonade.
Délèlc les chevaux... Je coucherai ici. Je connais la rua bon. (Il entre en scène. et un domestique qui entre après lui , pose sur la table ti droite un necessaire de voyage.)
TÉRÉZINE.
Il parutl que c'est une pratique ! cl»! oui, ce jeune gentilhomme.
! qui, l'nti ire année, allait en Italie par le chemin de la Corniche!...
‘ te vicomte de Clermont.
de Clermont, riant.
Térézinc !... la petite servante provençale qui l'an née dernière a fait ma chambre.
i TÉRÉZINE.
' Oui, monsieur le comte.
DE CLERMONT
Tu vois que j’ai de la mémoire! mais c’est que tu menaçais déjà d'être luri gentille. (S'approchant d'elle.) ht U tue semble que depuis, le danger n’a fait que s’accroître !
TÉRÉZINE, se reculant.
Ah! bien oui!... maiscc n’est plu» ça ! je ne suis plus !.i servante, je suis la mai tresse de l’an beige.
DE CLERMONT
En vérité !
TÉRÉZINE.
Monsieur Jaquemart iu’a épousée !
DE CLERMONT
Ce brave monsieur Jaqucuuiri!... Qu’est -ce que c’est que monsieur Jaquemart?
Ttitzms.
Un célèbre cuisinier de Marseille, qui a étudié à Paris, chez un fermier général. Il est venu acheter à Toulon, l'hôte! de la Crois d'Oroù j’étais déjà servante, cl en me voyant !... petairc!
DE CLERMONT
j Amour, (u perdis Troie!
TÉRÉZINE.
Ab ! jo ne sais pas, monsieur... e i quoique je n’eusse rien...
Monsieur Jaquemart a fait une tics-bonne affaira.
Am : /lestes, rester, troupe Julie.
(Vite mine gi'uiMc et vive
Huit l'enrichir !... car. grâce au ciel.
Pour t’admirer chacun arrive !
Pl dans les Loinjues de P hôtel,
Le voyageur, s'il foui qu’il parle.
Ne peut plus rien vénller ;
’ Tes yeux lui font perdre U carte,
Quaud il s’agit de la payer !
têrézine, faisant la révérence.
Vous êtes bien buu !
DE CLERMONT
C’est égal ! lu méritais mieux que cela !
TÉRÉZINE, baissant les yeux.
Vous trouTcz?
DE CLERMONT
Oui, je suis fâché pour loi, que tu aies épousé un cuisinier, quelque célèbre qu’il soit! mais d’un autre coté j’en suis coulent!
TÉRÉZINE.
El pourquoi ?
de Clermont, froidement.
Parce que j’aurai un bon souper, j’en suis sûr!
TÉRÉZINE, étonnée.
Quoi, mon^ienr le vicomte...
de Clermont, entendant le fouet du postillon.
Tiens, voilà «ica voyageurs qui arrivent. Occupez-vous d’eux, madame Jaquemart.
TÉRÉZINE.
\ On a le temps! votre chambre <*st là, monsieur le vicomte, au numéro 13. C’est votre ancienne!
DE CLERMONT
C'est bien! ne pensez pas à moi, je vous en prie!