‹ Irène, ou Le magnétisme comédievaudeville en deux actesChapitre 6 sur 42 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

LES PRÉCÉDENTS, TÉRÉZINE, rentrant j>ar ta porte à

gauche.

TLRÉZINB.

Monsicur le vice-amiral est fervidansla salle du rez-de-chaussée.

M. de briexxe, souriant.

La chambre d’honneur qui donne sur le jardin!

TÉRÉZINE.

El du jardin... on peut remonter par la terrasse dan» la cliambre de ces dames qui est juste au-dessu».

IRÈNE, ti son père.

Ce sera commode ! vous viendrez nous dire bonsoir!

M- DE llRILXXK, à dcmi-VOtX.

Mieux que cela !... Vous faire mes adieux!

IRÈNE

O ciel!

U. DE nttlEVNE.

Sans l’avouer à ta tante, à qm jo veux épargner ce inonv'ntlà... à cause de ses crises nerveuses ! mais à loi, qui as de la force.. . je peux ic le dire : je pars celte nuit !

IRÈNE

Vous, mon père !

M. DE pnitNNK.

Jeu ai reçu l’ordre. Il faut que demain soir nous soyons en vue de Gènes! Ainsi donc, quand vous vous éveillerez... nous aurons mis à la voile ! (A Irène, gui porte sa main à scs yeux.) Allons, allons, ai-je eu tort de compter sur la feniieié?

IRÈNE

Non, mon père !

R. DE URIENNE

Ccst à loi d’en donner a ma sueur, cl d’élre, en mon absence, sa consolation cl sa tille !... et si jamais tu cessai» de mériter .von atlecliou ou la mienne... tout serait Qui pour tou vieux père !

IRÈNE

Qu'oscz-vous dire*? Esi-ce que c’est possible!

M. DE BRIENNE

Non ! non ! Que veux-tu ?

Al* :

Ma faiblesse est bien naturelle :

Çiuand il faut quitter son enfant.

Tout vous effraye, cl c'est p>mr elle l>u’on devient timide et treiubUut !

IRÈNE

Allons donc, quel enfoiililtage,

A m»n tour, je vais vuiisgrunder!

YuUi qui m’orduumci le courage,..

U. DE BIUENNE

Cest moi... qui viens l'cn demauder !

ENSEMBLE

^ a ] faiblesse est bien naturelle :

Quand il faut quitter son enfant,

Tout mu» effraye, ei c’est pour elle Qu'on devient lunule et tremblant!

(J/, de Drienne sort avec sa fille par la porte à gauch, qui 7Yrèzinc vient de leur indiquer.)

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