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CHAPITRE PREMIER

Note1.—Verst’anz2o det hégire. L'an -20 de l’hégire correspond à l'an 1315 de l'ère chrétienne. L'école de Montpellier était florissante long-témps ayant cette époque ; car dans la collectien des portraits de-ses professeurs, il en est qui sont de cette date, et ils ont des noms français. Les professeurs arabes qui avaient précédé. eeux-là n’ont pas laïssé leurs portraits ; mais l’on a des

preuves qu'ils ont occupé très-long-temps les chaires de l’école...

I est inutile de dire que le calife qui régnait à Grenade à cette époque ne s’appelait pas Ben-Aben Seif-Allah: c'était Ma

homet IV, surnommé Aben-A7ar : Ct qua-

trième calife de la race des Alhamar. Les

Maures n’ont pas non plus fait d’irruption

en France dans le 14° siècle ; mais les ro-

mancCiers, quand ils ne font pas des romans

historiques, ont € droit de commettre quel- . QUES anachronismes.

Note 2. — L'école de physique. Jusqu'au 18° siècle la médecine a été enseignée et pratiquée en France sous le nom de physique ; en Angleterre les médecins portent | encore le nom de physiciens.

| Note 5. — Doué par la nature des plus heureuses dispositions. Si l'auteur à séjourné à Montpellier, ainsi qu'on peut le croire d’après l’authenticité de la plupart de ses descriptions, il ne serait pas impassible qu'il eût pris modèle de quelques-unes

des belles qualités dont il a doué son héros dans le doyen actuel de la: faculté de L médecine. Ce savant physiologiste «est d’une famille illustre ; car le. nom..de Lordat a été porté-avec honneur par des magistrats, par des prélats etpar des guerriers de la province d’Aquitaine. Tout le monde s'accorde à le regarder comme le plus éloquent des professeurs de Ja France, et il est aimé d’enthousiasme parles élèves qui ont souvent assisté à ses leçons ;, comme par les étrangers qui n'ont pu l'entendre qu’une fois.

Note 4.— Un froid scepticisme dessécha son cœur. Le matérialisme est un résultat à peu près inévitable de étude des sciences naturelles. On peut en juger d’après les opinions de la plupart des savans qui s’y sont illustrés. Tous n’ont pas cru devoir les afficher, ainsi que TLucrèce, Epicure et Helvétius. Un grand nombre ont eu la pudeur ou la prudence de les voiler aux-re-

gards peu clairvoyans d'une partie de leurs

lecteurs, quelques autres enfin ont élé matérialistes presque à leur insu, tels que Locke, Buffon et Condillac. Chez aucun de ces savans, autant au moins qu’il nous est permis de descendre dans les secrets de la conscience d’un autre que nous-même , les opinions n’ont rendu Pexistence plus trisie ou les approches de la mort plus affreuses.

Note 5. Psille. Tout le monde sait que César employales médecins de ce nom pour désinfecter la plaie faite par un aspic au bras de Cléonâtre, Le remède ne pouvait réussir; il était appliqué trop tard, et le venin du serpent était à ce qu'il paraît extréêmement actif. Le venin de la vipère de Montpellier est beaucoup moins terrible.

Des expériences qu’on a renouvelées dernièrement ont prouvé que lors même quele venin d’un reptileétaitcapable de donnerla mort par son inoculation, il était sans effet sur les organes de la digestion. Il fallait

que les psilles connussent cette singu-

Q { 196 ) lière propriété, puisqu’en sucant la plaie

ils s’exposaient à avaler quelques atomes «de poison,

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