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CHAPITRE Il

Note 1.— La rivière du Lez n’a que deux lieues depuis sa source jusqu’à son embouchure. Dans ce court espace qu'elle parcourt, elle offre pourtant tous les accidens qui sont décrits dans le texte.

Note 2. — La Madelaine. C'est une fontaine située au bord de l'étang de Ma-

guelone : il s’en dégage toujours une grande quantité de gaz acide-carbonique.

Cependant, comme elle est en plein air, l'effet du lac d’Averne est impossible.

Note 5. — Cette autre source plus extraordinaire. C'est la source d’eau thermale de Balaruc; elle est près du village du mème nom, sur les bords de l’étangde Thau.

Elle est très-chaude à sa source, assez chaude

( 199 ) même pour désorganiser ou pour cuire tous les corps organisés qu’on soumettrait à son

action ; mais à quelque distance du lieu où elle sort de terre elle est sensiblement moins chaude, et c’est là qu’on trouve une espèce de conferve, appelée pour cette raison conferve thermalis. Quant aux animaux, je n’y en ai jamais vu; cependant il pourrait se trouver quelques insectes au bout du ruisseau qui se jette dans lPétang.

L'eau est encore fumante en cet endroit.

Note 4. — Fonfrède. La vallée qui porte ce nom est effectivement digne de l’épithète de délicieuse. Elle est formée par une suite de collines couvertes de pins et par conséquent vertes même pendant l'hiver. Une petite rivière coule au milieu , et le long de ses bords il y a trois ou quatre fabriques d’un aspect enchanteur. Sur les hauteurs du voisinage on aperçoit quelques ruines d'anciens édifices , et au loin la vue arrive à un rideau de montagnes bleues, en passant sur des terres cultivées qui offrent les

accidens les plus variés et les plus pittoresques. Le silence y règne presque toujours; il n’est interrompu, le matin et le soir, que par les sonnettes des mulets qui portent le charbon à Montpellier. A toutes les autres heures du jour et de la nuit on v’e:tend que le cri de quelques oiseaux, le murmure de la rivière ou les gémissemens monotones du vent qui agite sans cesse le feuillage des pins.

Note 5. — Moniferrier. L’étymologie du nom de ce village indique évidemment la grande proportion de fer contenue dans les rochers sur lesquels il est bâti. Ces rochers sont des laves compactes, et proviennent par conséquent d’une coulée volcanique.

E] résulte des observations faites par M. Marcel de Serres, professeur de minéralogie à l'académie de Montpellier, que le cratère du volcan qui a vomi les laves de Montferrier a dù exister à une petite colline qui en est distante d'environ deux milles, et qui ‘est -appelée. Valmahargues. Aucune

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tradition ni aucune histoire du pays ne remonte jusqu’au temps où ce volcan brülait encore. Sur le sommet du rocher de Montferrier l’on voit un château d’une architecture élégante , et d’où l’on jouit d’une vue magnifique. Il appartient aujourd’hui à M. Cevenne , agronome distingué du pays.

Note 6. — Frontignan. Il paraît qu'au- - trefois la mer battait les murs de cette ville; mais elle s’en.est retirée de près d’une demilieue, ainsi que des plages d’Aigues-Mortes,

où s’embarqua S. Louis.

A l’époque où les Sarrasins guerroyaient

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Gas 16 IG GE à race, Li y avait UH PULL très-vaste à Frontignan ; il se donna même dans ce port une bataille mémorable par l'incendie de l'un des vaisseaux des Sarrasins. Une coutume qui existe encore à Frontignan l’atteste. Chaque année, à un jour fixe, on abandonne sur l'étang ou sur le canal voisin de cette ville un bateau enduit de goudron, et l’on y met le feu. Cette fête rappelle aux Frontignanais la valeur et le

CARE) patriotisme que leurs ancêtres déployèrent en repoussant les ennemis de leur pays.

C'est sans doute cette cireonêtance qui a donné à l’auteur l’idée du X° chapitre, où, après avoir effectué un débarquement, les Maures sont repoussés, et perdent un vaisseau, qui devient Ïa proie des flammes.

Note 7. __ Le cap de Creüts est formé par lPextrémité la plus orientale des Pyrénées qui s’avance dans la mer, au nord-est de l'Espagne. Ce promontoire s’apercoit des plages de Maguelone et de Cette, quand le temps est clair. Avec le même temps on aperçoit de la place du Peyrou, à Montpellier, un autre point des Pyrénées, qui est bien plus éloigné que le cap de Creüts ; c’est le Canigou. Sa distance en ligne directe est de plus de trente-cinq lieues.

Note 8. — T'aher-Ali a cessé de vivre.

La mort d’un étranger de distinction à Montpellier est un accident assez commun, parce que Ja réputation des médecins de cette ville y atlire des pays les plus éloignés

des malades dont la santé est dans un état désespéré. On pourrait faire une liste assez longue des personnages célèbres ou historiques qui ont fini leurs jours dans la métropole de la médecine. Les seuls que ma mémoire me rappelle à présent sont Narcissa, fille d’Young, le duc d’Ostrogothie , neveu du roi de Suède Charles XIII, et Bonaparte, père de Napoléon.

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