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CHAPITRE IV

Note 1.— Lecontraste deses yeux bleus avec l’ébène de sa chevelure. Les femmes qui présentent ce bizarre assemblage des signes caractéristiques de deux tempéramens tout-à-fait opposés offrent dans leur caractère une réunion correspondante des qualités et des défauts des brunes et des blondes.

Elles peuvent développer des qualités brillantes dans la vie publique si elles y

sont appelées par le hasard ou par la naissance; mais dans la vie privée les défauts l’emporteront toujours sur les qualités, parce que dans cette condition la vertu d’une femme tient souvent à l’absence des avantages de l’esprit et du cœur, tandis que ses vices tiennent, selon le degré de résistance opposé à leur développement, quelquefois à l’abus, et plus souvent à l'usage de ces mêmes avantages.

Les Avignonaises sont eu général brunes,

et malgré l’origine assignée à Mathilde, ce n’est pas dans la Provence qu’il faut chercher les femmes les plus remarquables par leur beauté et leurs vices. (Si j’aile bonheur d’être lu par quelque dame, je la supplie de se rappeler la définition que je viens dé donner de ce mot.) En France, la province la plus réputée sous ce double rapport est la Normandie; en Angleterre c’est le comté de Cornouailles. C’est aussi dans ces deux provinces que l’on trouve le plus communément des yeux bleus sur des têtes à chevelure noire. J’ai connu une dame originaire du pays de Caux qui réunissait au plus haut degré cette contradiction physiognomonique, et qui aurait bién pu sérvir de modèle pour tracer le portrait de Mathilde. Je lui ai vu conduire à la fois trois intrigues différentes (sans compter celles que je ne Connaissais pas; sans compter aussi celle quelle avait avec son mari, que ses rigueurs obligeaient à lui faire une cour très-assidue). Elle se comportait avec assez d’inconséquence pour que chacun de ses

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b amans connût le bonheur de ses rivaux, et

ù cependant elle avait tant d'adresse, que,

| loin d'amener une rupture ou un refroidissement, la jalousie rendait l'amour plus durable. Il n’est pas inutile d'observer que la dame penchait vers un âge où, loin d’enivrer un amant, le bonheur dit toujours le désenchanter.

Note — L'enchanteresse de Damas.

C’est Armide. Voyez la Jérusalem, délivrée.

Note 3. — Quoique les Portugais n’eussent pas encore doublé le cap de Bonne- Espérance à l’époque où Pauteur a placé son roman, et que par conséquent les Indes Orientales fussent inconnues aux Européens, les Maures d’Espagne, par leurs relations avec toutes les tribus musulmanes des côtes de l'Afrique , de l’Asie Mineure et au-delà, avaient déjà plusieurs plantes curieuses de l’Inde. Cependant elles sont demeurées assez rares dans le midi de

l'Europe, jusqu’au temps où les communi-

cations avec l'Orient sont devenues actives et faciles par suite de l’expédition de Vasco de Gama.

Note 4. — Lord Byron a mis à une petite chanson intitulée Zoë mou Sas Agapo une note assez curieuse sur l’industrie des femmes de l’Orient. Il paraît, d’après ce qu’il en dit, que ces dames se servent de tous les objets qui leur tombent sous les mains pour entretenir des correspondances amoureuses ; mais c’est principalement des fleurs qu’elles emploient à cet usage. Je ne sais s’il existe quelque livre dans lequel on ait déterminé la signification que l’on attache à chaque plante en particulier. Je ne pense même pas que cette signification puisse jamais être fixée d’une manière rigoureuse: car puisque les dames emploient les fleurs en guise.de télégraphe, elles doivent souvent changer leur alphabet, sous peine de mettre dans la confidence de leurs secrets une foule d’espions intéressés à les

connaître. Quoi qu'il en soit, l’idée que

l’on fait représenter à une plaute tient en général à quelques traditions du pays où elle est connue, à sa forme, à sa couleur,

ou à quelque circonstance remarquable de sa végétation. L’on peut s’en convaincre en lisant cette pièce de vers, qu’un de nos amis a bien voulu nous communiquer.

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