CHAPITRE VI
Note 1. — Mirza ne reconnult point cetle grotte. Comme les montagnes de Mireval appartiennent à la formation dite du calcaire ancien, on y trouve un très-grand nombre de grottes. La plus grande et la plus connue de toutes est celle qu’on appelle la grotte de Mireval. Il y en a plusieurs autres dans la vallée de la Moasson; mais ni celles-ci ni celle de Mireval ne présentent des pétrifications remarquables.
Note 2. Quoique tes chaleurs de l’été.
Les vallons tels que celui dont l’auteur donne ici la description sont effectivement assez nombreux sur les bords du lac de Maguelone; ils sont en général fort étroits, mais d’une très-grande profondeur. Ils ne sont ouverts que d’un seul côté, par où la vue
s'étend sur l’île de Maguelone et la mer; tous les autres sont fermés par un cirque calcaire à mille étages. Rien n’est plus pittoresque que le mélange des crêtes de rochers. qui sortent d'espace en espace entre des arbres touffus et bien verts, avec les feuilles glauques et les fleurs jaunes des ferula tingitana, ou bien avec les festons dessinés par un lierre âgé de plusieurs siècles, et par des touffes de smilax qui retombent comme les lianes d’Amérique.
C’est dans la partie supérieure d’un de ces vallons que se trouve l’ouverture de la srotte de Mireval.
Note 3. — Fidamè. On peut consulter les livres féodaux touchant les attributions du vidame: c’était un lieutenant de lévèque
dans les attributions temporaires de celui-ci. Cétte charge n’était pas une sinécure, et devait donner beaucoup d’autorité; car les évêques abandonnaient souvent leur dio-
(214) cèse, et leur pouvoir temporel était au moins aussi grand que le spirituel.