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CHAPITRE XII

Note 1. — Ils furent arrétés, et forcés de proférer la satutation de la nuit. Le fonds de l’anecdote qui est racontée i ci est vrai; les détails en ont été arrangés selon les besoins de l’auteur. Le nombre des étudians qui furent jetés dans le puits fut très-considérable ; .je crois même que de Basville le porte. à plus de cinquante. Le motif dela haine des habitans de Montpellier était, comme ici, une insulte faite à une jeune fille. Les mots qu’on les obligeait. à prononcer sont les suivans, qui signifient bou'soir, bonne nuit : 6on souër, bona gnioeh. Les personnes qui aiment à rapporter à d'anciennes causes ou à des circonstances historiques les moindres usages de notre temps, pourront croire que c’est de. cette terrible expédition que datent,

( 250 }) d'une part, l’aversion que les étudians de la faculté de Montpellier professent pour les habitans de cette ville; et de l'autre l'isolement dans lequel ceux-ci forcent les étudians à vivre en refusant de les admettre dans leur société.

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