STRASBOURG
Le total des inscriptions à l'Université « Empereur-Guillaume » est de 998; y compris 51 auditeurs libres. La théologie compte 121 étudiants, le droit 203 ; la médecine 329 ; la philosophie 127 ; la Faculté des sciences naturelles et mathématiques 167. A Touverture de TUniversité (semestre d*été 4872) le total des étudiants se montait à 242; dès 4874, il fut de 624. Dans le semestre d'été 4887, qui marque le point culminant de la progression de la population universitaire en Allemagne, 5 Universités seulement avaient un plus grand nombre d'étudiants. A l'origine. Stras-" bourg avait 69 étudiants natifs des provinces annexées ; ce chiffre s'est élevé successivement à 142 en 4874, 209 en 4884, 300 en 4886, 352 en 4 888 ; il est de 382 dans le présent semestre. Les étudiants allemands, qui étaient 470 en 1875, 552 en 1882, sont aujourd'hui 478. Enfin la proportion des étudiants étrangers inscrits à l'Université de Strasbourg n'est dépassée que dans 4 ou 5 Universités allemandes.
Toutefois, à considérer attentivement le tableau statistique établissant la situation comparative des 22 Universités allemandes pendant le présent semestre d'hiver (tableau que nous donnons plus haut), on se convaincra que 10 Universités dépassent manifestement celle de Strasbourg, au point de vue du nombre des étudiants inscrits. Quatre lui disputent encore le 11° rang, et sept seulement sont aujourd'hui distancées par elle. Tels qu'ils sont, les résultats obtenus à Strasbourg par l'Empire allemand sont dus à une somme considérable d'etforts et de sacrifices. Le total des frais occasionnés par la construction et l'aménagement de l'Université « Empereur-Guillaume » s'est monté à 46 millions de francs; la part contributive de l'Empire n'a pas été moindrede5millionsetdemi. Au témoignage de M. Charles Grad, « aucune ville d'Europe, sans en excepter les grandes capitales, ne présente pour l'enseignement supérieur une installation aussi riche, et dont les diverses parties soient mieux combinées et réunies ». 11 ne faut pas oublier non plus les subventions et bourses accordées par l'État ou les communes aux étudiants peu fortunés, si l'on veut se faire une idée complète de l'œuvre accomplie à Strasbourg par l'Allemagne.
Le corps enseignant se compose de 67 prof. ord. (dont 2 honoraires), 18 prof, extr., 26 priv.-doc, et 3 lecteurs; au total : 444 maîtres. En voici le détail : théologie : 10 prof, ord.; droit : 4 4 prof, ord., 1 extr., 4 priv.-doc; médecine : 14 prof, ord., 7 extr., 44 priv.-doc; philosophie : 24 prof, ord.; 4 extr., 5 priv.-doc, 3 lecteurs ; sciences naturelles et mathématiques : 14 prof, ord., 6 extr., 9 priv.-doc.
CONFËDËRATION SUISSE
Org^anisation et statistique de lUnstruction publique en Suisse, et plus spécialement de l^enseignement secondaire et supérieur. — Le Comité de l'exposition scolaire permanente de Fri-
CHRONIQUE DE L'ENSEIGNEMENT. 39i
bourg a publié une statistique très complète de renseignement public en Suisse, accompagnée d'un aperçu sur l'organisation générale, la législation et le budget de cet enseignement. 11 est regrettable que les données ainsi rassemblées s'arrêtent à une période relativement éloignée (les chiffres fournis sont ceux de l'exercice 1886-87) ; toutefois ce document constitue le travail d'ensemble le plus récent sur la matière, et les modifications législatives et autres survenues depuis 1889, date de la publication, sont de médiocre importance.
Organisation générale et législation. — Le gouvernement fédéral laisse à la charge des cantons la création et l'entretien des établissements scolaires de tout ordre ; la Constitution lui réserve seulement le droit de créer, outre l'École polytechnique existante, une Université fédérale, ou, s'il l'aime mieux, de subventionner des établissements de ce genre.
L'instruction primaire, obligatoire, gratuite et non confessionnelle, est à la charge des cantons, contre lesquels le pouvoir fédéral est autorisé à user de contrainte, s'ils venaient à se soustraire à leurs obligations. Dans les limites constitutionnelles, les cantons sont absolument libres de choisir les méthodes, les procédés et les livres d'enseignement primaire qui leur semblent préférables.
De là une bigarrure extrême et de grandes divergences entre les cantons, suivant les besoins des populations, des industries, des confessions diverses ; suivant aussi la langue et les traditions séculaires des cantons.
En tenant compte des différences de dénomination, de graduation et d'agencement des divers établissements d'instruction publique, ou peut dresser comme suit le tableau synoptique de l'enseignement en Suisse : Degré primaire : École enfantine, primaire, complémentaire ou de perfectionnement professionnel, supérieur ou régionale, appelée encore secondaire ou de district. — Degré secondaire : École normale, supérieure déjeunes filles, progymnase et gymnase, école industrielle (commerciale ou technique), d'agriculture, d'arts et métiers, vétérinaire. — Degré supérieur: F aiCuXté, Académie, Université, Polytechnicum de Zurich. Les dépenses annuelles de la Suisse pour l'instruction publique (Confédération, cantons et communes compris) se montent à 27 millions de francs environ, soit 9 francs par habitant, pour une population de 2 846 102 âmes. Les dépenses se décomposent ainsi : enseignement primaire, 21 278 788 francs; secondaire, 3 306 921 francs; supérieur, 1 666 754 francs; administration, 215 271 francs. On n'insistera pas ici sur l'enseignement primaire, qui sort du cadre de cette Revue. Observons seulement qu'à côté des autres institutions d'instruction publique, il existe en Suisse quatre expositions scolaires permanentes, à Zurich, Berne, Fribourg et Neuchâtel. Le but de ces expositions est de faire connaître le meilleur matériel scolaire et de propager les méthodes rationnelles d'enseignement.
Statistique de renseig^nement secondaire. — 1 . Écoles normales, — Ces écoles, que nous ne sommes pas accoutumés, en France, à voir ranger parmi les établissements secondaires, sont, en Suisse, tantôt indépendantes, tantôt annexées aux gymnases, à titre de section pédagogique spéciale.
Onze cantons possèdent des établissements séparés destinés à. former les aspirants à l'enseignement, savoir : Schwytz, Fribourg, Saint-
Gall, Argovie, Turgovie, Tessin, Vaud, Valais, Zurich, Berne, Lucerne.
Les cantons où recelé normale est remplacée par une section de pédagogie annexée au gymnase sont : Grisons, Neuchâtel, Genève, Soleure. Les petits cantons envoient leurs aspirants faire leurs études dans les écoles des^autres cantons. Sfx cantons possèdent, en outre, des écoles normales pour les institutrices : Zurich-ville, Berne, Argovie, Tessin, Vaud et Valais.
L'école normale de Kussnacht (Zurich) forme simultanément des instituteurs et des institutrices.
L'âge requis pour l'entrée dans ces écoles varie de 44 à 16 ans révolus. La préparation exigée consiste dans de bonnes études primaires, et; en outre, dans certains cantons, dans la fréquentation d'une école secondaire. N'exigent que des études primaires : Berne, Vaud (9 ans) ; Fribourg, Soleure, Grisons (8 ans) ; Zurich, Argovie, Thurgovie demandent 6 années d'études primaires et 3 années d'études secondaires ; Schwytz, Lucerne, Tessin, 7 ou 6 années d'études primaires et 2 d'études secondaires.
La durée des études dans les écoles normales varie de 2 à 4 années.
2 années : Vaud (institutrices), Valais; — 3 années : Schwytz, Fribourg, Soleure, Saint-Gall, Argovie (institutrices), Thurgovie, -Tessin ; — 3-4 années : Berne ; — 4 années : Zurich, Lucerne, Grisons, Argovie (instituteurs), Vaud (instituteurs). L'internat existe dans les cantons de Berne, Lucerne, Schwytz, Fribourg, Soleure, Saint-Gall, Argovie (instituteurs); Thurgovie, Tessin (institutrices). Les études sont gratuites ; les aspirants nécessiteux des deux sexes reçoivent des subsides, et, dans les internats, des places gratuites ou une forte réduction du prix de la pension.
2. Écoles supérieures déjeunes filles, — Le programme de ces écoles se rapproche de celui des écoles industrielles de jeunes gens, avec cette différence que la part prépondérante appartient aux langues vivantes, et que les sciences mathématiques et naturelles s'y voient consacrer moins de temps.
L'âge de l'admission des élèves varie de 9 à 16 ans révolus. Admettent les élèves, à 9 ans révolus : Lausanne; à 12 ans, Vevey, Genève; à 14 ans, Bâle; à 15 ans, Winterthour, Berne; à 16 ans, Zurich, Bâle (classe de perfectionnement), Neuchâtel. La durée des études préparatoires exigées pour l'admission va d'un minimufn de 3 années d'école primaire à un maximum de 6 années d'école primaire et 4 années d'école secondaire, (enseignement primaire supérieur). Exigent 3 années d'études primaires, Lausanne; 6 années, Vevey, Genève; 4 années d'études primaires et 4 d'études secondaire, Bâle (classe de perfectionnement) ; 6 années d'études primaires, et 3 d'études secondaires, Winterthour, Neuchâtel; 6 années primaires et 4 secondaires, Zurich; 9 années primaires, Berne. Quelques-unes des écoles supérieures de jeunes filles renferment une section professionnelle (Berne : classe commerciale), (Bâle; classe de perfectionnement); d'autres servent en même temps d'écoles normales d'institutrices (Neuchâtel, Genève, Bâle) ; enfin, à Zurich, l'école supérieure des jeunes filles et l'école normale réunies ont rang de gymnase, les élèves, à leur sortie, pouvant subir l'examen de maturité des étudiants en médecine.
3. Gymnases et écoles industrielles ou réaies. — Par définition, les gymnases ou collèges sont les établissements qui préparent directement
aux études universitaires et au Polytechnicum fédéral. Les mêmes établissements réalisent ce double but par leur subdivision en section classique (collège ou gymnase) et section industrielle ou réale. Cette organisation n'empêche pas la réunion de certains élèves des deux sections pour les branches communes de l'enseignement. Dans les grandes villes, le contact des élèves des deux sections est plus apparent que réeU et se borne à l'usage en commun 4e certains locaux, et à l'assistance simultanée à certains cours. D'autres établissements, soit par suite du petit nombre de leurs élèves, soit à cause de l'exiguïté de leurs ressources, sont obligés de réunir fréquemment les élèves des deux sections, et même des classes inférieures et supérieures de la même section.
Les collèges et écoles réaies font, en règle générale, suite aux écoles primaires; il en est de même des écoles industrielles : toutefois un certain nombre de celles-ci exigent la fréquentation préalable d'une école dite secondaire (primaire supérieure). Il y a, en ce qui concerne l'âge d'admission, des différences considérables variant entre la 9" et la 16® aur née révolue pour les collèges, entre la 40* et la 15* pour les écoles industrielles.
Admettent les élèves, à partir de 9 ans : gymnases et école industrielle de Lausanne; à partir de 10 ans : gymnases de Berne, Porrentruy, Engelberg, Bâle; écoles industrielles de Porrentruy, Bâle; à partir de 11 ans, gymnases et écoles industrielles de Lucerne et Schwytz; gymnases deFribourgetd*Einsiedeln;â partir de 12 ans, gymnases et écoles industrielles de Sarnen, Fribourg, Soleure, Coire, Frauenfeld, Genève ; gymnases de Zurich, Winterthour, Zoug, Saint-Gall; — à partir de 13 ans, gymnases et écoles industrielles de SchaCfhouse et d'Altorf ; gymnase d'Aarau; à partir de 14 ans, écoles industrielles de Zurich, Berne, Saint-Gall; à partir de 15 ans, Neuchâtel (gymnase et école), Winterthour, école industrielle ; à partir de 16 ans, gymnase de Lausa^ne, école industrielle d'Aarau. La durée des études préparatoires varie de 3 à 10 ans.
Le nombre des cours annuels varie entre 6 et 7 et demi pour les gymnases, entre 3 et demi et 8 pour les écoles industrielles. Ont des cours d'une durée de 3 ans et demi, les écoles industrielles de Wintherthoi^r et d'Aarau; de 4 ans, Saint-Gall ; de 4 ans et demi Zurich, de 5 ans Neufchâtel; de 5 ans et demi Schaffhouse (écoles industrielles); de 6 ans, gymnase de Sarnen, Engelberg, Aarau, Schaffhouse; écoles de Lucerne et d'Aarau ; de 6 ans et demi, gymnases de Zurich, Winterthour, Zoug, Saint-Gall, Frauenfeld; de 7 ans, gymnases de Schwytz, Soleure, Genève, et école industrielle de Genève; de 7 ans et demi, école de Bâle; de 8 ans, école de Lausanne, gymnases d'Einsiedeln, Fribourg, Bâle, Lucerne, de 9 ans et demi, gymnase de Lausanne.
Les établissements dont les classes supérieures se terminent après un demi-cours, c'est-à-dire après un dernier semestre, sont ceux qui finissent en automne, saison de l'ouverture des Universités cantonales et de l'École polytechnique de Zurich.
Un certain nombre de gymnases et d'écoles industrielles ont réformé et complété leur programme, dans ces dernières années, en vue de préparer leurs élèves aux examens d'entrée du Polytechnicum, et à l'examen fédéral de médecine. Sont admis au Polytechnicum sans examen préalable, les élèves qui sortent avec le diplôme de maturité des éta-
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blissements suivants : Écoles cantonales de Frauenfeld, Schaffhouse, SoJeure, Coire; Académies de Neuchâtel et de Lausanne; collège Saint- Michel de Fribourg; école réale de Lucerne; lycée de Lugano; collège de Genève (section technique, division supérieure).
4. Écoles professionnelles {agricoles, techniques, de dessin, d'arts industriels, vétérinaires.) A. Écoles agricoles, — Il existe, en Suisse, 3 écoles d'agriculture du degré moyen ; ce sont celles des cantons de Zurich (école de Strickhof), Berne (la Rutti), et Neuchâtel (Cencier). Ces écoles sont subventionnées par la Confédération : elles ne reçoivent que des élèves internes.
On y est admis à 45 ans révolus, après avoir terminé le programme des écoles primaires ou primaires supérieures. Le programme comporte 2 ou 3 années d'études, précédées d'un cours préparatoire d'une année. L'enseignement est surtout théorique en hiver, pratique en été. L'école de la Rutti s'est annexé une station d'essais chimiques, pour contribuer à l'étude pratique de la science agricole.
Pour mettre les élèves en état de se former au maniement des outils et procédés de culture, chaque école est chargée de l'exploitation d'un domaine et d'une parcelle de forêt adjacents. Une section spéciale du Polytechuicum fédéral est affectée à l'enseignement agricole; la durée des études est de 5 semestres; l'âge d'entrée, 48 ans révolus.
B. Écoles professionnelles techniques. — Le Technicum du canton' de Zurich, à Winterthour, comprend ^ semestres d'études (commerce 4); l'année scolaire commence au printemps; cependant on peut recevoir des élèves en automne. Les candidats doivent avoir 15 ans révolus, et passer un examen prouvant qu'ils ont suivi pendant 3 années les cours d'enseignement primaire supérieur.
Le Technicum se divise en 7 çections : 1 : constructeurs et entrepreneurs de bâtiments, 2 : mécaniciens, 3 : électriciens, 4 : chimistes, 5 : géomètres, 6 : commerçants; 7 : école des arts industriels. Les cours out lieu le soir ou le dimanche ; il y a en outre un enseignement annexe destiné à former des maîtres de dessin pour les écoles professionnelles. Les élèves sortis du Technicum trouvent à se placer comme chefs d'ateliers et contremaîtres.
École des arts industriels de Zurich, — Le bat de cet établissement est de former des ouvriers d'art et artistes des deux sexes, tels que dessinateurs, peintres sur verre, sculpteurs sur bois, ornemanistes, orfèvres, etc. On y est admis à 45 ans révolus : les cours ont une durée minimum de 2 ans, et sont soumis à un programme rigoureux.
École des beaux-arts de Berne, — Cette École comprend un cours préparatoire et l'École d'art proprement dite; elle prépare à l'enseignement du dessin et aux arts industriels. Les instituteurs et aspirants à l'enseignement y sont reçus gratuitement : elle est subventionnée par la Confédération, l'État et la ville de Berne : c'est d'ailleurs un établissement privé.
École des arts industriels de Lucerne, — Annexe de l'École cantonale, cette institution comprend 3 sections : dessin à main levée et peinture décorative, modelage et sculpture sur bois, serrurerie artistique. L'enseignement théorique embrasse la géométrie et l'étude des projections, des styles et de l'histoire de l'art. Il y a des cours journaliers, des cours du soir et des cours du dimanche.
Gewerbeschule de Bdle. — Cette École a pour but de favoriser le développement des métiers et des arts industriels. Elle a 2 sections, Tune inférieure et préparatoire, Tautre supérieure, dans laquelle on s'applique à éveiller le goût artistique des élèves : ceux-ci sont admi'S à 14 ans révolus dans la 1" section, à 15 ans révolus dans la 2», après preuve faite d'une bonne instruction primaire. L'enseignement est gratuit.
École de dessin du rmisée industriel de Saint-GalL — Cet établissement est destiné avant tout à satisfaire les besoins de l'industrie textile ; le cours dure 3 ans ; il est à la fois théorique et pratique.
École des arts industriels du canton de Genève, — Fondée par l'État, cette École enseigne la sculpture décorative, le modelage, la sculpture sur bois, l'orfèvrerie artistique, le décor sur porcelaine. L'admission a lieu après examen ; les élèves doivent être âgés d'au moins 14 ans.
VÈcole d'art de la ville de Genève, gratuite, admet les élèves à partir de 12 ans, et donne un enseignement analogue à la préc édente, mais d'un caractère plus élémentaire.
Écoles vétérinaires. — Il y a deux écoles vétérinaires cantonales (Zurich et Berne). Les candidats y sont admis à 17 ans, et subissent un examen correspondant au programme fédéral de maturité pour les vétérinaires. Toute la Suisse est desservie par les vétérinaires que forment ces deux écoles. Elles sont classées comme annexes des Universités de leurs cantons respectifs.
Statistique de Renseignement supérieur. — La Suisse compte quatre Universités cantonales, Zurich, Berne, Bâle et Genève, et deux Académies cantonales, Vaud et Lausanne.
Chaque Université possède les quatre Facultés de théologie, sciences politiques, médecine et philosophie. L'Université de Berne a une Faculté de théologie vieille-catholique,en outre de la Faculté protestante. L'Université de Genève a, comme annexe, une école dentaire.
L'Académie du canton de Vaud (Lausanne) comprend : 1» deux années gymnasiales, 2® une Faculté des lettres et une Faculté des sciences, cette dernière subdivisée en section pharmaceutique et section propédeutique de médecine; chaque section a deux années de cours; 3° une Faculté technique et une Faculté de droit à 3 années de cours ; 4° une Faculté de théologie à 4 années.
L'Académie de Neuchâtel se compose d'une Faculté des lettre s, d'une Faculté de droit, de la Faculté de théologie.
Il existe encore en Suisse des Facultés isolées, qui font suite aux gymnases des villes où elles sont établies : ce sont les Facultés de théologie de Lucerne et de Soleure, et les Facultés de droit de Fribourg et de Sion.
École polytechnique fédérale de Zurich. — Cet important établissement est jusqu'ici la seule Université d'État de la Confédération. L'enseignement du Polytechnicum est réparti comme suit :
i^ École d'architecture, 3 ans et demi d'études; 2« du génie civil même durée; 3" de mécanique; 4" de chimie; même durée; 5» section technique avec un cours de 3 années ; 6<^ section pharmaceutique, avec un cours de 2 années ; 7® écoles de sylviculture et d'agriculture, dont les études durent 3 et 2 ans et demi ; 8" section de mathématiques (4 ans); ^« sciences naturelles (3 ans); 10<» sciences philosophiques et politiques (facultatives), cours de mathématiques et de sciences naturelles com-
plémentaires ; il" sciences militaires. On est admis dans les Universités et Académies à l'âge de 18 ans.
Écoles privées. — Outre les écoles et institutions énumérées précédemment, la Suisse possède un grand nombre d'établissements de tout ordre, depuis le degrë primaire jusqu'aux Facultés libres, créés par l'initiative des particuliers ou des sociétés. La plupart de ces établissements ont un caractère confessionnel; d'autres ont pour objet de pourvoir à l'instruction des infirmes, des enfants abandonnés, des faibles d'esprit. Il est à remarquer que la Suisse française renferme plus d'écoles de ce dernier type (sourds-muets, aveugles, etc.) que la Suisse allemande; qu'elles se rencontrent plus souvent dans les villes que dans les campagnes, et dans les cantons partagés entre les deux confessions que dans les cantons exclusivement catholiques ou protestants. Il se trouve des écoles privées dans tous- les cantons, sauf Uri, Soleure, Appenzell et Rhodes-Intérieures.
Nombre des élèves de V enseignement secondaire, d'après la plus récente statistique: Gantons de Zurich, 1 446; — Berne, 1 791 ;-t-Lucerne,376; — Uri, 41; — Schwytz, 551 ; — Obwald,223 ; — Nidwald,9o;— Valais, 348;
— Zoug, 167;— Fribourg, 414; — Soleure, 214; — Bâle, 2163;— Neuchâtel, 623; — Schaflfhouse, 116; — Appenzell, 62; — Saint-Gall, 443;
— Grisons, 308; — Genève, 2 599; — Argovie, 288; — Thurgovie, 255;
— Tessin, 514;— Vaud, 2714. — Total général : 15 751 élèves.
Le rapport entre les élèves de l'Enseignement primaire et de l'Enseignement secondaire est, en moyenne, pour l'ensemble de la Confédération, de 2,9 p. iOO contre 97,1 p. 100; soit 15 751 élèves secondaires contre 520 212 primaires.
Nombre des étudiants du Polytechnicum, des Universités et des Académies : Polytechnicum, 833 ; 3 étudiantes, 221 Suisses, 285 étrangers.
— Université de Berne : 616 ; 52 étudiantes ; 420 Suisses ; 92 étrangers. — Université de Zurich, 546; 54 étudiantes, 347 Suisses, 132 étrangers. — Université de Bâle, 408; 301 Suisses, 53 étrangers. — Université de Ge-^ nève, 537; 29 étudiantes, 185 Suisses, 16i étrangers. — Académie de Lausanne, 187; 112 Suisses, 10 étrangers. — Académie de Neuchâtel, 114; 99 Suisses, 15 étrangers. — Faculté de théologie de Lucerne, 21 ; 17 Suisses, 4 étrangers. — Faculté de droit de.Fribourg, 15 ; 15 Suisses.
— Cours de droit de Sion, 15; 15 Suisses. — Total général pour tous les établissements d'Enseignement supérieur : 23 00 étudiants ; 138 étudiantes; 854 auditeurs bénévoles; 1 753 étudiants suisses ; 753 étrangers.
Le total des dépenses pour l'Enseignement secondaire est de 3 810 841 francs, ainsi répartis : dépenses des communes, 2 233 197; — des cantons, 1577 644; — moyenne de la dépense par tète d'élève, 153 francs.
Le résumé des dépenses pour l'Enseignement supérieur donne, pour les cantons, les totaux respectifs suivants :
Zurich. 327 200 francs (680 francs par élève). — Berne, 382 770 francs (710 francs par élève). — Bâle, 227427 francs (643 francs par élève). — Vaud, 204144 francs (1091 par élève). — Valais, 2 500 francs. — - Neuchâtel, 129130 (1 133 francs par élève). — Genève, 393 583 (1 128 francs par élève). — Total général des dépenses cantonales pour l'Enseignement supérieur : 1666754; moyenne de la dépense par élève : 823 francs. . E. S.