SCENE PREMIERE
On joue une Ouverture , pendant laquelle on volt Dupré couvert d'un manteau , avec une Lanterne fourde à la main, monter par le petit efcalier dérobé & entrer avec myftère dans le Pavillon , qui parait éclairé un infiant après,
JL/E cœur me bat de crainte & de joie : de quel côté tourner ? . . . Si je favois le réduit qu'elle habite .... fi je favois je tremble d'être découvert.
Il fait clair comme en plein jour. Raflarons-nous. Quoiqu'il foit encore de bonne heure , tout le monde doit être déjà retiré dans une maifon auffi réglée que celle-ci. Tout doit dormir, excepté un cœur fenfible,^ agité d'une douce inquiétude.
Aij
ARIETTE
O nuit, charmante nuit! fois propice à l'Amour, Et tu feras pour moi plus belle qu'un beau jour»
Dormez, dormez, cœurs infenfîbles.
Et laifîez-nous jouir des plus heureux momcns.
O nuit! fous tes ombres paifibles, Affoupis les Jaloux, éveille les Amans; Attire en ce lieu folitaire 1/ objet de mes plus chers defirs ; Cache l'amour & fes plaillrs ^ous le voile épais du niyftère. \
Mon cœur languit dans la fouffrance.
Quels maux on éprouve en aimant l Mais je préfère mon tourment ' Au néant de l'indifférence.
O nuit! &c.
Examinons d'abord le local. Voici un arbre plus haut que les autres : Si j'y montois pour découvrir....
ÇIÎ monte fur un arbre)
1— I m I II. ■