‹ Isabelle et Gertrude, ou les sylphes supposesChapitre 2 sur 103 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

On joue une Ouverture , pendant laquelle on volt Dupré couvert d'un manteau , avec une Lanterne fourde à la main, monter par le petit efcalier dérobé & entrer avec myftère dans le Pavillon , qui parait éclairé un infiant après,

JL/E cœur me bat de crainte & de joie : de quel côté tourner ? . . . Si je favois le réduit qu'elle habite .... fi je favois je tremble d'être découvert.

Il fait clair comme en plein jour. Raflarons-nous. Quoiqu'il foit encore de bonne heure , tout le monde doit être déjà retiré dans une maifon auffi réglée que celle-ci. Tout doit dormir, excepté un cœur fenfible,^ agité d'une douce inquiétude.

Aij

ARIETTE

O nuit, charmante nuit! fois propice à l'Amour, Et tu feras pour moi plus belle qu'un beau jour»

Dormez, dormez, cœurs infenfîbles.

Et laifîez-nous jouir des plus heureux momcns.

O nuit! fous tes ombres paifibles, Affoupis les Jaloux, éveille les Amans; Attire en ce lieu folitaire 1/ objet de mes plus chers defirs ; Cache l'amour & fes plaillrs ^ous le voile épais du niyftère. \

Mon cœur languit dans la fouffrance.

Quels maux on éprouve en aimant l Mais je préfère mon tourment ' Au néant de l'indifférence.

O nuit! &c.

Examinons d'abord le local. Voici un arbre plus haut que les autres : Si j'y montois pour découvrir....

ÇIÎ monte fur un arbre)

1— I m I II. ■

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