DENISE, SIMON & LUE IN
Air.: Pauvre Guillot & Gulllemette,
OAis-Tu bien que Simon me crevé.
En courant comme un lévrier.
DENISE, à Lubin.
Va-t-en d'abord prendre une fève Là-haut, dans le petit grenier. ( Lubin fon.^ SIMON.
Peur que le travail ne t'échauffe.
Seul , je ferai tout ce qu'il faut.
DENISE
Commençons, pour que le four chauffe, Par allumer vite un fagot.
SIMON
Air : Dans nos près , trois Demoifelles.
Par un accord agréable , Des yeux nous converferons , Et feuls de toute la table , Pourtant nous nous entendrons :
Ah 1 ma Reine,
Ventreguenne , Que nous aurons d'appétit l DENISE.
Sois plus fage ;
Tiens , je gage Que le four fe refroidit, '
j^iyERTISSEMENT, i$
SIMON
[ÀlTis tout près l'un de l'autre , Quand Denife à moi boira , Son petit pied fur le nôtre , Jout bas m'en avertira.
Ah l ma Reine , &c.
DENISE
Sois plus fage , &c.
SIMON
'Afin que le vin , ma Chère , Nous fafle encore plus de bien i ;Tu me glifTeras ton verre , Je te pafîerai le mien.
Ahl ma Reine, &c.
DENISE
Sois plus fage , &C.
DENISE
ÎA 1 B. : Quand vous entendrei le doux \ephin
Le voilà prêt à porter au four 5 Mais par un innocent badinage , Du bout du doigt , en figne d'amour ,
Traçons -y quelqu image i Souvent la main par dçs traits flatteurs ,
Avec adrefle ,
Y marque des fleurs.
Mais dans Tivrefle
De la tendrelTe ,
<3raY0QS-y deux coeurs^
Ensemble.
Auprès du tien par Tart imité , Sur ce gâteau que le mien figure.
En attendant la réalité , Joignons -les en peinture.
DENISE
Air : Je m'embarrajje fort peu*
Voilà deux fois dans un jour Que Simon m'embrafle :
Sur les doux baifers d'amour Que rhymen t'amalTe , Ceft autant de rabattu.
SIMON
En fait de baifer, vois -tu, Chofe bonne à prendre Eli fort bonne à rendre.