‹ Isabelle et Gertrude, ou les sylphes supposesChapitre 44 sur 103 · DENISE, SIMON & LUE IN · texte numérisé non relu

DENISE, SIMON & LUE IN

Air.: Pauvre Guillot & Gulllemette,

OAis-Tu bien que Simon me crevé.

En courant comme un lévrier.

DENISE, à Lubin.

Va-t-en d'abord prendre une fève Là-haut, dans le petit grenier. ( Lubin fon.^ SIMON.

Peur que le travail ne t'échauffe.

Seul , je ferai tout ce qu'il faut.

DENISE

Commençons, pour que le four chauffe, Par allumer vite un fagot.

SIMON

Air : Dans nos près , trois Demoifelles.

Par un accord agréable , Des yeux nous converferons , Et feuls de toute la table , Pourtant nous nous entendrons :

Ah 1 ma Reine,

Ventreguenne , Que nous aurons d'appétit l DENISE.

Sois plus fage ;

Tiens , je gage Que le four fe refroidit, '

j^iyERTISSEMENT, i$

SIMON

[ÀlTis tout près l'un de l'autre , Quand Denife à moi boira , Son petit pied fur le nôtre , Jout bas m'en avertira.

Ah l ma Reine , &c.

DENISE

Sois plus fage , &c.

SIMON

'Afin que le vin , ma Chère , Nous fafle encore plus de bien i ;Tu me glifTeras ton verre , Je te pafîerai le mien.

Ahl ma Reine, &c.

DENISE

Sois plus fage , &C.

DENISE

ÎA 1 B. : Quand vous entendrei le doux \ephin

Le voilà prêt à porter au four 5 Mais par un innocent badinage , Du bout du doigt , en figne d'amour ,

Traçons -y quelqu image i Souvent la main par dçs traits flatteurs ,

Avec adrefle ,

Y marque des fleurs.

Mais dans Tivrefle

De la tendrelTe ,

<3raY0QS-y deux coeurs^

Ensemble.

Auprès du tien par Tart imité , Sur ce gâteau que le mien figure.

En attendant la réalité , Joignons -les en peinture.

DENISE

Air : Je m'embarrajje fort peu*

Voilà deux fois dans un jour Que Simon m'embrafle :

Sur les doux baifers d'amour Que rhymen t'amalTe , Ceft autant de rabattu.

SIMON

En fait de baifer, vois -tu, Chofe bonne à prendre Eli fort bonne à rendre.

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