TOUS
31U&ÊNÏE , étourdiment , essayant ca haipieuse. Mesdames, comment trouvez -vous ma baigneuse ?
URSULE et CONSTANCE.
Ciiarm:;r.te?
Mine DE s A I N T-C T. A I R iz Eugénie. Approchez -vous.
( Elle la recoiffe )
Mes petits rubans verds ? . . . , Mme T>E couRTMONDEà Gej'meull.
Mescaîr.ui:. . . .
:,! - - ^ SAINT-CLAIR a Eugénie»
jont gentils , mais posés de travers.
71 '-'ï ; R T M o N D E Je levant avec fureuf.
Do iraver . •
Mme ïx E :. AI TT T- c L A I R continuant de rajuster la cni^Jure cf Eugénie.
i'.. ais on peut les rajuster.
..une DE cou RTM ONDE.
Madame î . . ,
-nie DE 3 A I N T-C L A I R,
X'yyez. yl^drt
• me D r C b U R T M O N D E.
Quiltez le toft de TépigraminQ.
Mme d'orville, virement ( A madame de Ccurtmond? ) ( Aux autres. ) Si vous tricotiez , vous .... Vous , si vous m'écoutlez...*
Sime D E C 0 U R T M O N D E. ,
Des contes , des bonnets , des nœuds 5 quelles pitiés ! j
Mme DE S A I N T - C L A I R. ■'[
Madame;,vous pouvez vous mettre au rang des lionrimes|
Mais laissez -nous en paix être ce qi^e nous sommes.
Si , lorsqu'il nous créa, le ciel eVU consulté u
Et votre prévoyance et votre habileté , 1
D'une essence plus mâle il ent formé nos âmes ; I
Les hommes auraient eu les faiblesses des femmes.
Pour vous complaire enCin , le sexe masculin
Aurait cédé le pas au sexe féminin.
Mais sans votre conseil les choses s'étont faites ,
Il faut l)ien vous résoudre h nous voir imparfaites.
Accusez le destin d'injustice ou d'erreur j
De partialité taxez le créateur ;
Kevendiquez nos droits : mais , je vous en conjure )
ISe nous imputez pas les torts de la nature.
Mme DECOURTMONDE.
Corrigez donc ces torts si vous les connaissez. Depuis près de huit jours , navez-vous pas assez Parlé d'ajustemens , de béguins , de dentelles? Mon sexe me fait honte avec ses bagatelles.
Des femmes , il est vrai , le plus grave entretien ,
Tout bien analj^sé , peut se réduire à rien :
Mais ce rien dans leur bouche a 1 air de q^uelque chose
Jlies femmes ont le don de la métamorphose >
Elles savent donner de la réalité
Aux Etres de raison que leur fécondité
Enfante en se jouant. Ces enfans éphémères
Apportent en naissant les grâces de leurs mères.
Aussi , pour soutenir la conversation ,
Leur esprit ne met point à contribution
L'histoire , la science , encor moins la sagesse.
C'esfi
C'est clans ses propres fonds qu il puise sa richesse ; Et , mieux qu'un certain Grec qui s'en vantait , je crol Que chacune de vous porte tout avec soi.
Mme DE COURT MONDEû GermeuH, Avec ces fadeurs-là vous êtes sûr de plaire.
Les mêmes, JUSTINE.
JUSTINE
jL/'appartement est prêt.
GERMEUIL prenant congé.
Mesdames. ... ■ Mme d'o rville Varrêtant,
Oh ! j'espère Que vous prendrez du thé.
GERMEUIL
Je n'ai besoin de rien,
Eli î ma mère , pourquoi le forcer ?
Mme d'oRVILLE.
Pour son bien.
GERMEUIL
( Justine lui présentant une tasse, ) Non , Justine ....
JUSTINE
Monsieur , j'accomplis l'ordonnancQ De madame.
Mme d' o P. V I L L E sévh-ement» Oui , monsieur.
GERMEUIL buvant.
C'est par obéissance.
Mme d' 0 R V I i- l' E cCun air triomphant tandis (fuHl boit.
De syrops , de bouillons vous l'avez entêté ; Mais je savais bien, moi , qu'il aimait mieux le thé.
URSULE
Malgré lui, C
iS L E s F E M M E s ,
Mme D'oRViLLLEà Germeuil.
Saluez toute la compagnie i Et puis parlons.
GERMEUIL baisant la main de madame de Saint-Clair. Bon soir, ma mère et mon amie.
( A Ursule , de même. ) Recevez mon hommage.
( A madame de Courtmonde , de m^me. )
Agréez mon respect.
( A Constance et Eugénie. ) Bon soir , mes sœurs.
CONSTANCE et EUGÉNIE timidement.
Bon soir î
GERMEUIL ji osant leur baiser la main qu elles
n^osent lui présenter.
Toujours nouveau regret Quand il faut vous quitter.
(^11 s'éloigne.)
JUSTINE
Vous oubliez Jusliriè î GERMEUIL lui prenant la main.
Bonne nuit.
Mme D 0 R V I L L E.
Viendrez-vous î . . .
( Elle le conduit jus qu"" à la porte . s'' arrête , se retourne , et revient. )
Restez -là. . . .J imagine Qu'on n'en jasera pas.
(^Pendant ce temps , Germeuil envoie de loin des baisers à Constance et Eugénie. ) Mme DE SAINT-CLAIR avec respect* ^ Ma mère!. ...
Bime d' 0 R V I L L E.
Oh ! les caquets. , . .
TOUTES, en riant* Sur vous ? , , • I
COMEDIE. TQ
Mme d' O R V I L L E.
J'aurai demain soixante et huit ans j mais» ..
Mme DE SAIN T-G L A I R.
Nous VOUS respectons trop pour. . . .
Mme d' 0 R V I L L E gaiement.
Mes enfans , courage l Vous en ferez autant quand vous aurez mon âge. Adieu , je sors bien vite , et reviendrai bientôt.
JUSTINE ironiquement.
Madame peut rester ; car Nérine est là-haut,
Mme d' 0 R V I L L E.
Vous Tentendez.
(^AGermeuil , qui s* est rapproché de Constance et d'Eugénie. ) ' Allons ! que de cérémonie !
On ne dit pas bonsoir deux fois.
( Elle remmené brusquement ,)