SCÈNE V
Les ^t é m e s , e X c e p t é JUSTINE
^ime de c o u r t m o n d e.
'apitaine 5 on vous joue.
Pourquoi donc ?
MîTVe I) E G O U R T ]\r O N D E.
Je crois voir Arini-bal à Capoue.
Vous vous trompez. On peut éprouver la douceur .De?, soins de la beauté, sans dégrader son coeur. Les secours prodigués par une main chérie , A l'a me d'un guerrier donnent plus d'énergie. Au milieu des combats , s'il peut se souvenir Que son sang a l'homieur de vous appartenir ,'
Tout cède à sn valeur , tout lui devient possible; Et , sauvé par vos mains , je me sens invincible.
Mme DE coURTMOîxDE avec dédain .
Des madrigaux !
Mme DE SAINT-CLAIRE s' asseyant.
Vraiment c'est notre défenseur :
Il s'en acquitte bien.
( Ici tout le monde s'assied. On dispute les places nui sont auprès de Germeuil y en ayant Vair de les rejuser. ) Mme D'oRVlLLEà madame de Cou?-t inonde, A la place d'honneur Mettez-vous.
(^Elle se place près de Germeuil, et renvoie les ti ois jeunes au-de là de madame de Saint-Clair , en disant ,•) Vous , là-bas.
u R s u L E iz Constance et Eugénie:
La maman se partage Assez bien.
( On est assis dans l'ordre suivant : madame de Courtmonde, Germeuil, m a dame d' Orvil le .madame de Saint- Clair,, Eugénie , Constance , Ursule. )
Mme d' o R V I L L E tricotant.
Mes enfans , reprenons notre ouvrage.
URSULE brodant.
Mon fichu.
CONSTANC -E faisant des bonnets d'enfant. Mes bonnets.
EUG?;nie attachant des nauds verds sur une bair^Jicuse,
Mes nœuds.
Mme DE s A I N T - c L A I R décachetant sa lettre.
Vous permettez....
Mme DE C O U R T r,ï G N D E.
Quel ennui î
r,ime d'orville avec aigreur.
Comme nous , brodt^z ou tricotez.
Mme DE COURT M ONDE viant.
Tricoter '....,
Mme d' O -R V I L L E.
Pourquoi pas? CL î vous avez beau rire. Apprenez qu'il vaut mieux tricoter que médire : On fait des bas de plus , et des pécliés de moins.
Mme DE COUHTMONDE.
li'un nempêche pas 1 autre.
Mme d' o R V I L L E.
* Tl le compense au moins.
Mme DE SAINT-CLAIR , avec douceur , interrompant sa lecture,' Ma mère ! ....
Mine d' o R V I L L E.
( j-lux jeunes , gaiment.^ Je me tais. ... Si j'ai bonne mémoire , De Bérénice hier j'ai commencé l'histoire.
T ou s, à part Ah ! ... .
Mme d' O R V I L L E.
Je vais l'achever.
CONSTANCE voulant Varréter, Mais, . . .
J'en sais encor trois.
TOUS, ejfrayés.
Quoi ! . . . .
Mme d' O R V I L L E.
Vous n'en perdrez rien, ce Bérénice autrefois. . . . 3> Mme DE COURT M onde à GenueuU.
Capitaine , traitons la tactique.
Mme DE SAIN T-c L A I R , Vivement , en lisant :
Clarice A marié son fils.
URSULE, CONSTANCE et EUGÉNIE avec Sentiment. Bon !
Mme d' o R A^ I L L E vivemput. Comme Bérénice.
Mme DE couRTMONDEà GemieuiU Or donc. . . .
COMEDIE. ï5
EUGÉNiEà Constance, Ot el est ce point ?
CONSTANCE
C'est un point d'Alençon»
USULE, EUGÉNIE.
Péré^.ice avait donc un garçon.
Germeuil.
'Bien ! . . . .
Mi-''« T) E S A I N T-c LAIE, refermant sa lettre^ Leonore est morte : ali quelle perte affreuse î