SCÈNE IV
JUSTINE, GERMEUIL, dormant, EUGÉNIE.
E u G É N I E à tra l'ers la porte,
Justine!
jusTiNEayec impatience.
Justement »
( Allant ouvrir. )
Qui vive ?
(^ Elle ouvre.)
EU GÉNiEà/a porte sans entrer.
A-t-il-dormi ?
JUSTINE
Il n'a pas fermé l'œil.
EUGÉNIE tristement.
On ne dort plus ici.
Il s'est levé souffrant , s'est mis sur cette chaise , Et vient de s'assoupir,
EUGÉNIE cherchant à le voir de loin.
Il est mal à son aise ?
JUSTINE voulajit.la faire entrer.
Point du tout. Voyez,
EUGÉNIE
IN' on.
Quel mal?
EUGÉNIE
Je n'en sais rien , Mais il est convenu que cela n'est pas bien.
JUSTINE
Ces maudits préjugés ! . . . .
EU GÉNIE cherchant toujours à voir Genneuil.
Il est pâle , je gage?
JUS TIN 'Fjjinement.
Mais sa bouche sourit. Voyez -vous son visage ?
EUGÉNIE
Pas tout-à-fait.
JUSTINE
Hélas ! qu'il est intéressant ! C'est l'aimable abandon de l'Amour languissante
EUGÉNIE
Que je voudrais le voir !
JUSTINE allant à elle, Approfiiez.
]S^on , Justine..
JUSTINE
TTn seul pas. , •
EUGÉNIE
T'Ton te dis-je.
JUSTINE revenant.
Adieu donc !
EUGÉNIE trcs-vivement.
Bn moyen.
J'imagine
JUSTIN E
Quel est-il ?
EUGÉNIE
Pe plus baut 5 l'on peurraÎÊ
COMEDIE. 5i
li'appercevoir.
Comment ?
EUGÉNIE
Donne ce tabouret. )
J IT s T I N E /é? lui donnant.
Çu'une fille a d'esprit , quand l'Amour la conseille î
( Eugénie montée sur le tabouret. ) Vojez-vous ?
EUGÉNIE ti'ansportée de joie.
Mon enfant 5 je le vois à merveille î Çu'il est bien !