‹ Isabelle et Gertrude, ou les sylphes supposesChapitre 80 sur 103 · SCÈNE VI, Les mêmes, Mme D' O R V I L L E · texte numérisé non relu

SCÈNE VI, Les mêmes, Mme D' O R V I L L E

Mme d'ORVILle avec impatiemce , poussant Eugénie,

J\l lon s donc»

EUGÉNIE et CONSTANCE effrayées.

Ciel !

Mme d'oB-VILLE contrefaisant leur marche contrainte , et les grondant.

Tenez ....

EUGÉNIE avec joie,

Ali ! n'est-ce que cela ?

Mme d'orville, sévèrement Que cela , dites-vous? Que faisiez -vous donc là.

CONSTANCE

Kien.

JUSTINE

On venait couvrir la poitrine et la tête D'un malade qui dort.

Mme D'oRViLLEà Eugénie avec amitié.

D'une action honnête Pourquoi rougir ?

EUGÉNIE tendrement.

C'était de peur qu'il ne gagnât Quelque fraîcheur. \

Hme D'oRViLLE£?e même. Sans doute.

CONSTANCE

Ou qu'il ne s'enrhumât, Mme D* 0 R V I L L E,

Fort bien !

( Ajustant Germeuil , le pienant dans ses bras , et s' attendrissant, ) Ce cher enfant !

CONSTANCE

Vous répandez des larmes.

IVtme d' 0 R V I L L E.

Quel souvenir mêlé d'amertume et de charmes î

( A Euo-éiiie. ) Ton aïeul dans mes bras jadis dormait ainsi. « . •

CONSTANCE

Hélas !

Mme D'onviLLEà part , gaiement.

Quand il dormait.

EUGÉNIE vivement.

Déjeûnons-nous ici 2 Mme d' 0 R V I L L E»

Oui.

CONSTANCE

Mettons le couvert.

L'idée est admirable î Kotre malade va se réveiller à table.

Je vais tout apporter.

( Elle sort par la porte latérale , à gauche, )

Mme I>' O R V T L L E.

Aidons-la.

( Elle suit Justine , avec Constance et Eugénie.^

Page 1